Ankara affirme qu’il n’y a « aucune alternative » à l’intégration des FDS dans l’armée syrienne
Le ministère turc de la Défense a déclaré jeudi qu’il n’y avait « aucune autre option » que l’intégration complète des Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes dans la structure étatique syrienne, renforçant ainsi le système unitaire du pays et le principe d’« un État, une armée », a rapporté l’agence de presse Anka.
S’exprimant lors du point de presse hebdomadaire du ministère, le contre-amiral Zeki Aktürk, conseiller en communication et porte-parole du ministère, a déclaré qu’Ankara s’attend à ce que le processus d’intégration entre le gouvernement transitionnel syrien et les FDS soit rapidement achevé.
« Nous suivons de près les développements sur le terrain et prendrons toutes les mesures nécessaires conformément à nos intérêts nationaux », a déclaré Aktürk.
Le ministère a affirmé que tout résultat doit renforcer l’intégrité territoriale et la structure unitaire de la Syrie, soulignant qu’il n’existe aucune alternative à un arrangement fondé sur une autorité étatique unique et un commandement militaire unifié.
Ces déclarations interviennent alors que les efforts se poursuivent pour mettre en œuvre un accord de cessez-le-feu et d’intégration annoncé fin janvier entre le gouvernement transitionnel syrien et les FDS, après que les troupes gouvernementales ont repris la majeure partie du territoire contrôlé par les FDS dans le nord-est de la Syrie depuis plus d’une décennie.
Selon l’accord, les FDS se retireront des lignes de front et les forces de sécurité affiliées au ministère syrien de l’Intérieur entreront dans les villes de Hassaké et Qamichli dans le nord-est, après quoi commencera le processus d’intégration des FDS et des forces gouvernementales. Cela inclura la création d’une nouvelle formation militaire composée de trois brigades des FDS ainsi qu’une brigade des FDS au sein d’une brigade gouvernementale dans la province d’Alep.
Par ailleurs, les institutions locales et leurs employés dans le gouvernement dirigé par les Kurdes du nord-est de la Syrie doivent être intégrés aux institutions étatiques.
Une partie de l’accord prévoit le transfert à Damas des prisons et des champs pétroliers et gaziers qui étaient sous contrôle des FDS.
La Turquie affirme depuis longtemps que les groupes armés kurdes près de sa frontière doivent être démantelés. Ankara considère les FDS comme liées au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), désigné comme une organisation terroriste par la Turquie et ses alliés occidentaux.
Bien que la Turquie ait accueilli favorablement en principe le plan d’intégration global, elle a clairement indiqué qu’elle s’attend à ce que le processus élimine toute autorité militaire autonome ou parallèle le long de sa frontière sud.
La poussée pour l’intégration a suivi la chute de Bachar al-Assad fin 2024 et la formation d’un gouvernement transitionnel à Damas cherchant à rétablir le contrôle de l’État sur l’ensemble du pays.
Les États-Unis, qui ont collaboré avec les FDS dans la lutte contre le groupe État islamique, ont soutenu un cadre de cessez-le-feu et d’intégration, affirmant que la « meilleure opportunité » pour les Kurdes syriens réside dans une intégration complète dans un État syrien unifié.




