Affrontements entre la police et des manifestants pro-Kurdes à la frontière turco-syrienne contre l’offensive de Damas
La police turque a affronté des manifestants pro-Kurdes mardi à la frontière turco-syrienne après que le Parti pour l’égalité et la démocratie des peuples (DEM Parti) a mobilisé ses partisans dans la ville de Nusaybin, dans le sud-est, pour protester contre l’offensive du gouvernement syrien contre les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes, a rapporté un journaliste de l’Agence France-Presse.
La police a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour empêcher les manifestants de se diriger vers la frontière et de tenter de passer en Syrie, tandis que les protestataires ont lancé des pierres, selon le journaliste de l’AFP.
La manifestation a eu lieu près de Nusaybin, dans la province de Mardin, en face de la ville syrienne de Qamishli, un centre clé pour l’administration kurde dans le nord-est de la Syrie.
Le DEM Parti, troisième groupe au parlement turc et principal parti pro-Kurde du pays, avait appelé à ce rassemblement face à la colère grandissante des Kurdes de Turquie contre l’avancée de Damas dans des zones longtemps tenues par les FDS. Le parti a également annoncé qu’il tiendrait sa réunion hebdomadaire du groupe parlementaire à la frontière Nusaybin-Qamishli dans le cadre de la protestation.
Les forces syriennes ont lancé cette offensive il y a près de deux semaines, étendant ces derniers jours leur contrôle sur des territoires que les FDS administraient depuis plus d’une décennie. Ankara, principal soutien du gouvernement de transition syrien, a qualifié cette avancée de lutte contre ce qu’il appelle le terrorisme.
Les FDS ont été le principal partenaire des États-Unis dans la lutte contre le groupe État islamique en Syrie. La Turquie considère les FDS comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe militant qui mène une insurrection contre l’État turc depuis des décennies.
Avec des reportages de l’Agence France-Presse




