8 personnes risquent la prison pour une vidéo présumée moquant la police lors de l’attaque à Istanbul
Les procureurs turcs réclament des peines allant jusqu’à cinq ans de prison pour huit personnes accusées d’avoir insulté des policiers lors d’une attaque meurtrière près du consulat général d’Israël à Istanbul plus tôt ce mois-ci, rapporte Habertürk TV.
Selon un acte d’accusation rédigé par le procureur général d’Istanbul, les suspects sont poursuivis pour « insulte publique envers les forces militaires ou de sécurité de l’État » et « incitation à la haine et à l’hostilité au sein de la population ».
Ces accusations découlent d’une vidéo filmée lors d’une fusillade le 7 avril dans le district de Beşiktaş à Istanbul, où un échange de coups de feu a éclaté devant un bâtiment abritant le consulat israélien.
Un assaillant a été tué, deux autres ont été blessés et capturés, tandis que deux policiers ont été légèrement blessés. Le gouverneur d’Istanbul, Davut Gül, a qualifié l’incident d' »attaque terroriste ».
İstanbul Beşiktaş’taki saldırıya müdahale için olay yerine giden polisleri kayda alıp maç izler gibi yorumlayan kişiler, sosyal medyada büyük tepki topladı. pic.twitter.com/1IKIzPU7Wy
— Asayiş Berkemal (@asayisberkemal0) April 7, 2026
La vidéo, filmée par des employés d’un immeuble de bureaux voisin, a largement circulé sur les réseaux sociaux, suscitant des critiques pour avoir prétendument tourné en dérision les policiers intervenant sur les lieux.
Dans les images, une personne se fait entendre désignant les agents par des positions de football : « Toi, tu es arrière droit, toi arrière gauche ».
Les procureurs affirment que les suspects ont agi de concert pour créer une perception discréditant les forces de l’ordre, selon l’acte d’accusation. Les accusés, quant à eux, nient toute intention de ridiculiser la police.
Cet incident avait auparavant conduit à l’interpellation de huit personnes. La chaîne turque de cosmétiques Gratis a annoncé avoir licencié quatre employés impliqués dans l’enregistrement et le partage de la vidéo, invoquant un comportement incompatible avec les valeurs de l’entreprise.
Ce dossier intervient dans un contexte de préoccupations croissantes concernant la liberté d’expression en Turquie, classée « Non libre » par Freedom House dans son rapport 2025 sur la liberté dans le monde, qui cite de graves restrictions aux libertés civiles, y compris la liberté de parole.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
Et vous, qu'en pensez-vous ?




