35 interpellations lors de manifestations pro-kurdes contre l’offensive en Syrie : annonce du ministre
Le ministre turc de la Justice Yılmaz Tunç a annoncé mardi que les procureurs avaient ouvert des enquêtes concernant 356 personnes en Turquie ayant protesté contre l’offensive de Damas visant les militants kurdes en Syrie, avec 35 interpellations, 45 personnes libérées sous contrôle judiciaire et 77 toujours en garde à vue.
Tunç a déclaré que les investigations se poursuivaient concernant des manifestations que les autorités affirment avoir été menées « sous prétexte » des affrontements en Syrie entre les forces gouvernementales et les Forces démocratiques syriennes (FDS) à dominante kurde, un groupe qu’Ankara considère comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), interdit.
Le ministre a également indiqué que les procureurs de la province sud-est de Mardin avaient engagé une enquête pénale distincte après la descente du drapeau turc à la frontière turco-syrienne, qu’il a qualifiée de provocation de la part des sympathisants des militants kurdes.
Tunç a affirmé qu’aucune provocation visant la souveraineté ou l’ordre public de la Turquie ne resterait impunie.
Les protestations se sont propagées ces derniers jours dans le sud-est majoritairement kurde de la Turquie alors que le gouvernement syrien intensifie son offensive contre les forces dirigées par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie, provoquant la colère des Kurdes de Turquie et exacerbant les tensions dans des villes frontalières comme Nusaybin.
À Nusaybin, des manifestants ont tenté d’atteindre la frontière syrienne et certains ont essayé de passer en Syrie, mais la police a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour les en empêcher. Plusieurs vidéos partagées en ligne prétendaient que des manifestants avaient franchi des barrières, bien que l’ampleur et l’issue de ces incidents n’aient pu être vérifiées de manière indépendante.




