17 arrestations en Turquie pour des revenus présumés sur OnlyFans et blanchiment d’argent
Dix-sept personnes ont été arrêtées en Turquie pour des accusations selon lesquelles elles auraient gagné de l’argent via du contenu explicite en ligne et blanchi les profits dans l’immobilier et des investissements financiers, rapporte l’agence de presse publique Anadolu.
Les suspects ont été interpellés le 13 février lors de raids policiers dans sept provinces dirigés par des unités de cybercriminalité sous la coordination du Parquet d’Istanbul. Après interrogatoire et examens médicaux, ils ont été présentés à un tribunal stambouliote qui a ordonné leur placement en détention provisoire lundi, selon Anadolu.
Les procureurs affirment que les suspects ont généré des revenus via OnlyFans, la plateforme de contenu par abonnement connue pour son matériel adulte, bloquée en Turquie depuis 2023.
Ils sont accusés d' »atteinte aux bonnes mœurs » et de blanchiment des profits via divers outils d’investissement.
Dans le cadre de l’enquête, deux entreprises, dix propriétés immobilières et 14 véhicules liés aux suspects ont été saisis. La valeur totale des biens confisqués est estimée à environ 300 millions de livres turques (6,9 millions de dollars), incluant des actifs immobiliers et boursiers.
Selon les procureurs, les suspects utilisaient des comptes publics sur les réseaux sociaux pour attirer des abonnés avant de les rediriger vers des plateformes payantes, dont OnlyFans et des canaux privés sur l’application de messagerie Telegram.
Ils soutiennent que les revenus étaient investis dans des actifs comme l’immobilier, des véhicules, du bitcoin, de l’or et des produits bancaires afin d’en masquer l’origine.
OnlyFans a été bloqué en Turquie en juin 2023 par ordonnance judiciaire pour contenu jugé contraire à la morale publique et aux valeurs familiales. Les restrictions d’accès en Turquie sont généralement mises en œuvre par l’Autorité des technologies de l’information et de la communication (BTK), le régulateur des télécoms du pays.
La Turquie a renforcé ces dernières années son contrôle sur les plateformes en ligne, les procureurs poursuivant fréquemment des affaires impliquant du contenu jugé obscène ou violant des normes de moralité publique largement définies.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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