Un ministre saoudien annonce une étude sur une liaison ferroviaire vers la Turquie via la Jordanie et la Syrie d’ici fin 2026
Le ministre saoudien des transports a annoncé que les études conjointes pour un projet ferroviaire reliant le royaume à la Turquie via la Jordanie et la Syrie devraient être finalisées avant fin 2026. Ces déclarations faites à Al Arabiya soulignent une volonté régionale de relancer les corridors commerciaux terrestres.
Saleh al-Jasser, ministre saoudien des transports et services logistiques, a précisé que ce projet stimulerait les flux commerciaux et renforcerait l’intégration régionale par les transports terrestres, selon l’interview publiée mercredi par Al Arabiya Business.
Ces commentaires interviennent quelques jours après que l’agence jordanienne Petra a rapporté des discussions entre al-Jasser et son homologue jordanien Nidal Qatamin sur un projet ferroviaire régional. Les deux ministres ont convenu de la nécessité d’un comité conjoint réunissant l’Arabie saoudite, la Jordanie et la Syrie pour étudier les tracés potentiels.
Ce projet s’inscrit dans un effort plus large des pays de la région pour rétablir les liaisons à travers la Syrie après des années de conflit. Le 7 avril, la Turquie, la Jordanie et la Syrie ont signé à Amman un mémorandum de coopération visant à dynamiser les échanges régionaux et améliorer les connexions routières et ferroviaires.
L’Arabie saoudite a déjà développé ses infrastructures logistiques vers la Jordanie. En mars, l’agence de presse saoudienne a annoncé le lancement d’un corridor logistique par Saudi Arabia Railways, reliant les ports de l’est du royaume à Al Haditha près de la frontière jordanienne, créant ainsi une voie pour le fret vers le nord.
Le projet ferroviaire Arabie saoudite-Turquie en est cependant toujours à la phase d’étude. Les responsables n’ont pas encore dévoilé de calendrier de construction, de modalités de financement ni de tracé définitif pour les segments traversant la Jordanie et la Syrie.
Ce développement survient alors que la guerre en Iran a mis en lumière les risques liés à la dépendance aux voies maritimes du détroit d’Hormuz et de Bab al-Mandeb. Avec un trafic quasi à l’arrêt dans le détroit d’Hormuz et les principales compagnies maritimes détournant leurs navires autour de l’Afrique en raison des menaces sur ces points stratégiques, les projets de corridors commerciaux terrestres reliant le Golfe à la Turquie et l’Europe prennent une nouvelle importance.




