Turquie, Qatar et Égypte mettent en garde : les frappes israéliennes menacent la trêve à Gaza
Les points importants
- Condamnation ferme : la Turquie, le Qatar et l’Égypte dénoncent les frappes israéliennes meurtrières à Gaza comme une menace directe à la trêve.
- Appel à la communauté internationale : les médiateurs exhortent le Conseil de paix de Trump et l’ONU à faire pression sur Israël pour qu’il respecte l’accord de cessez-le-feu.
- Impasse persistante : les désaccords sur le désarmement du Hamas et le retrait israélien bloquent la mise en œuvre du plan de paix américain.
La Turquie, le Qatar et l’Égypte ont condamné une nouvelle vague de frappes israéliennes à Gaza, avertissant que ces attaques compromettent les efforts de mise en œuvre d’un plan soutenu par les États-Unis pour mettre fin au conflit et pourraient déclencher une escalade supplémentaire.
Les trois pays, qui ont servi de médiateurs entre Israël et le Hamas, ont déclaré dans une déclaration conjointe jeudi que les attaques avaient tué des civils, y compris des femmes et des enfants, et exprimé leur « profonde inquiétude face aux violations en cours ».
« L’intensification des attaques israéliennes sape les efforts régionaux et internationaux à un moment critique », ont déclaré les médiateurs, évoquant les négociations sur la mise en œuvre du Plan global du président américain Donald Trump pour mettre fin au conflit à Gaza.
Joint Statement Issued by the Mediators: The State of Qatar, the Republic of Türkiye, and the Arab Republic of Egypt on the Recent Israeli Attacks in Gaza
Doha | August 20, 2026
The State of Qatar, the Republic of Türkiye, and the Arab Republic of Egypt, in their capacity as… pic.twitter.com/ZFPh7MonVP
— Ministry of Foreign Affairs – Qatar (@MofaQatar_EN) August 20, 2026
Les frappes israéliennes ont tué au moins 16 Palestiniens à Gaza depuis mardi, selon les autorités médicales. Israël affirme que ses opérations ciblent les militants du Hamas.
Les médiateurs ont appelé Israël à se conformer pleinement à ses obligations au titre de l’accord de cessez-le-feu et à s’abstenir de toute action qui pourrait compromettre davantage la trêve ou accroître les tensions régionales.
Ils ont également exhorté la communauté internationale et le Conseil de paix de Trump, chargé de superviser la mise en œuvre du cessez-le-feu, à faire pression sur Israël pour qu’il se conforme à l’accord et empêche toute escalade supplémentaire.
Le conseil a été créé dans le cadre du plan de Trump pour Gaza et entériné par la résolution 2803 du Conseil de sécurité de l’ONU en novembre 2025. Cette résolution a également autorisé une force de sécurité internationale pour Gaza et défini des arrangements pour l’administration transitoire et la reconstruction de l’enclave.
Cette déclaration est intervenue quelques jours après que l’envoyé américain Jared Kushner a conclu une visite régionale sans parvenir à faire progresser la phase suivante du plan. Kushner a rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans le cadre des efforts visant à résoudre les désaccords sur le désarmement du Hamas, le retrait israélien et le calendrier des dispositions du plan.
Une feuille de route proposée prévoit que le Hamas dépose les armes par phases, tandis que les troupes israéliennes se retirent de Gaza et que les opérations militaires prennent fin. Netanyahu a rejeté cette séquence, insistant pour que le Hamas se désarme complètement avant qu’Israël ne se retire ou que la reconstruction ne commence.
Le Hamas, de son côté, a appelé Israël à respecter le cessez-le-feu et à retirer ses forces. Il a également contesté la séquence proposée pour la mise en œuvre du plan.
Ce différend a bloqué les efforts visant à aller au-delà de la phase initiale de l’accord, malgré la poursuite des pourparlers impliquant la Turquie, l’Égypte et le Qatar.
Au moins 1 283 Palestiniens ont été tués et 4 248 blessés à Gaza depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025, selon les responsables de la santé de Gaza. L’armée israélienne affirme que quatre de ses soldats ont été tués au cours de la même période.
Le nombre total de morts palestiniens à Gaza depuis le début de la guerre en octobre 2023 a atteint 73 417, avec plus de 174 000 blessés, selon le ministère de la Santé de Gaza.
La guerre a commencé après l’attaque du Hamas contre le sud d’Israël le 7 octobre 2023, qui a tué environ 1 200 personnes et pris 251 otages. La campagne militaire israélienne qui a suivi a dévasté une grande partie de Gaza et déplacé la majeure partie de sa population.




