Turquie et Irak signent un accord pétrolier d’un an pour 750 000 barils par jour
Les points importants
- Volume garanti : Au moins 750 000 barils par jour via l'oléoduc vers Ceyhan.
- Contexte diplomatique : Signature après la visite du Premier ministre irakien à Ankara.
- Enjeu stratégique : Alternative aux routes du golfe Persique, cruciale face aux perturbations à Ormuz.
La Turquie et l’Irak ont signé un accord d’un an portant sur l’acheminement d’au moins 750 000 barils de brut irakien par jour via un oléoduc jusqu’au port turc de Ceyhan, tandis que les deux pays négocient un accord énergétique plus large.
L’accord a été signé samedi, quelques jours après la visite du Premier ministre irakien Ali al-Zaidi à Ankara pour des entretiens avec le président Recep Tayyip Erdoğan et de hauts responsables turcs.
Le ministre turc de l’Énergie, Alparslan Bayraktar, a déclaré sur X que cet accord faisait suite à une « réunion productive » à Ankara avec le ministre irakien du Pétrole, Bassem Mohammed Khudair al-Abadi.
« Alors que nos efforts se poursuivent en vue d’un nouvel accord à long terme pour cet oléoduc … nous avons mis en œuvre cet arrangement de transit couvrant une capacité quotidienne de 750 000 barils », a déclaré Bayraktar.
Irak Petrol Bakanı Sayın Basim Muhammed Hüdeyir ve beraberindeki heyet ile Bakanlığımızda verimli bir görüşme gerçekleştirdik.
Görüşmemizin ardından, BOTAŞ ile Irak devlet petrol şirketleri SOMO ve NOC arasında Irak–Türkiye Ham Petrol Boru Hattı’nın etkin kullanımını sağlayacak… pic.twitter.com/aYk8rbo5Da
— Alparslan Bayraktar (@aBayraktar1) August 1, 2026
Al-Zaidi a qualifié l’accord de « jalon stratégique important » et a précisé qu’il prévoyait un volume d’exportation minimum de 750 000 barils par jour.
L’accord vieux de plusieurs décennies régissant l’oléoduc de brut Irak-Turquie a expiré le 27 juillet. Le nouvel arrangement restera en vigueur pendant un an, tandis qu’Ankara et Bagdad travaillent sur un cadre global couvrant le pétrole, l’électricité et les ressources en eau.
Al-Zaidi a indiqué que les entreprises irakiennes et turques commenceraient à mettre en œuvre l’accord tandis que les deux gouvernements poursuivaient les négociations.
L’oléoduc achemine le brut du nord de l’Irak jusqu’au terminal d’exportation turc de Ceyhan, offrant à Bagdad une alternative aux routes passant par le golfe Persique. Cela est devenu de plus en plus important en raison des perturbations du transport maritime via le détroit d’Ormuz.
L’oléoduc a une capacité technique d’environ 1,5 million de barils par jour du côté turc, bien que les flux réels soient restés bien en dessous de ce niveau ces dernières années, selon le ministère turc de l’Énergie.
Bayraktar s’est rendu à Bagdad début juillet pour des discussions sur la coopération pétrolière et gazière. Lors de la visite d’al-Zaidi à Ankara mardi, les deux gouvernements ont déclaré vouloir utiliser pleinement les infrastructures énergétiques existantes et explorer une extension de l’oléoduc jusqu’au hub pétrolier irakien du sud, Bassora.
La Turquie a également indiqué que la capacité de l’oléoduc pourrait éventuellement être augmentée et ouverte au brut d’autres producteurs de la région du Golfe.
Agence France-Presse avec des reportages supplémentaires de Turkish Minute
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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