Turquie et Arabie saoudite signent un accord solaire de 2 milliards de dollars
La Turquie et l’Arabie saoudite ont signé vendredi un accord par lequel la société énergétique saoudienne ACWA Power construira deux grandes centrales solaires dans le centre de la Turquie, ont déclaré des responsables turcs, pour un projet estimé à environ 2 milliards de dollars.
La signature, qui a eu lieu dans un palais au bord du détroit du Bosphore à Istanbul, fait suite à un accord intergouvernemental sur l’énergie conclu lors de la visite du président Recep Tayyip Erdoğan à Riyad le 3 février, a indiqué le ministère turc de l’Énergie et des Ressources naturelles.
La Turquie se prépare à accueillir le sommet climatique des Nations unies connu sous le nom de COP31 à Antalya, sur la côte méditerranéenne, plus tard cette année. L’Australie doit diriger les négociations avant et pendant la réunion, selon un accord annoncé en novembre 2025.
Dans le cadre de l’accord solaire, ACWA Power construira deux centrales, chacune d’une capacité de 1 000 mégawatts, dans la province de Sivas et dans la région de Karaman Taşeli, pour un total de 2 000 mégawatts, ont déclaré des responsables. Ils ont indiqué que les projets généreraient suffisamment d’électricité pour répondre aux besoins d’environ 2,1 millions de ménages.
Le ministre de l’Énergie Alparslan Bayraktar a qualifié cette initiative de l’un des plus grands investissements dans le secteur énergétique turc et a déclaré que l’État achèterait l’électricité aux prix les plus bas que la Turquie ait obtenus pour ce type de projets.
Bayraktar a déclaré que 62 % de la capacité électrique installée de la Turquie l’année dernière provenait de sources renouvelables et que la Turquie avait augmenté sa capacité solaire et éolienne installée de presque zéro à plus de 40 000 mégawatts. Il a ajouté que la Turquie vise à porter sa capacité solaire et éolienne installée à 120 000 mégawatts d’ici 2035.
La Turquie s’est fixé pour objectif d’atteindre des émissions nettes nulles d’ici 2053, mais 33,6 % de son électricité provenait du charbon l’année dernière, selon le ministère. En réponse aux questions sur la dépendance au charbon, Bayraktar a déclaré que la Turquie vise à réduire sa dépendance aux importations d’énergie et à abaisser les coûts, ajoutant que le charbon pourrait être remplacé d’abord par le gaz, puis par l’énergie nucléaire.
Les relations entre Ankara et Riyad se sont améliorées ces dernières années après une période de tension déclenchée par le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi dans le consulat général d’Arabie saoudite à Istanbul en octobre 2018.
© Agence France-Presse
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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