Turquie et Arabie saoudite signent des accords de coopération logistique et ferroviaire
La Turquie et l’Arabie saoudite ont signé deux protocoles d’accord mardi pour élargir leur coopération en logistique et transports ferroviaires, dans le cadre de l’exploration de nouveaux corridors terrestres connectant le Golfe à la Turquie et l’Europe.
Le ministre turc des Transports et des Infrastructures Abdulkadir Uraloğlu et son homologue saoudien Saleh bin Nasser Al-Jasser ont signé ces accords à l’issue de pourparlers à Riyad.
Le premier protocole couvre la coopération en services logistiques, incluant la construction de centres logistiques, l’exploitation et gestion des services, l’échange d’expertises et le développement d’activités conjointes.
Le second établit un cadre de coopération dans le secteur ferroviaire, comprenant la modernisation des infrastructures, les technologies ferroviaires, les normes techniques, les systèmes de signalisation et communications, ainsi que la formation professionnelle.
« Nous inaugurons une nouvelle phase renforçant les échanges d’expertises et la coopération technique sur divers domaines, des centres logistiques aux applications modernes », a déclaré Uraloğlu dans un post sur les réseaux sociaux.
Il a souligné que ces accords consolideraient les collaborations en technologies ferroviaires, infrastructures, formation et ressources humaines sur des bases plus solides et durables.
Les protocoles n’annoncent pas la construction d’une nouvelle ligne ferroviaire, ni de budget ou calendrier précis pour des projets d’infrastructure.
Ils interviennent alors que la Turquie et l’Arabie saoudite étudient des corridors terrestres et ferroviaires potentiels traversant l’Irak, la Syrie et la Jordanie pour acheminer des marchandises entre le Golfe, la Turquie et les marchés européens.
Uraloğlu a indiqué que deux trajets tests de fret entre la Turquie et l’Arabie saoudite via l’Irak avaient démontré la viabilité de cet itinéraire routier.
Un projet parallèle envisage de relier l’Arabie saoudite à la Turquie par rail via la Jordanie et la Syrie, en réutilisant des tronçons de l’historique chemin de fer du Hedjaz.
Al-Jasser avait annoncé en avril que les études conjointes sur cet axe devraient s’achever fin 2026.
Aucun tracé définitif, calendrier de construction ou plan de financement n’a été dévoilé.
La Turquie, la Syrie et la Jordanie ont signé le 7 avril à Amman un protocole visant à améliorer les connexions routières et ferroviaires pour développer un réseau régional de transport.
Ce plan prévoit de rétablir les liaisons endommagées ou abandonnées durant les années de conflit en Syrie, et de connecter le réseau ferroviaire turc à Alep, Damas et la Jordanie.
Des responsables turcs évoquent une possible extension vers l’Arabie saoudite et Oman, créant ainsi une voie terrestre de fret entre l’Europe et le Golfe.
Ce projet gagne en pertinence alors que les tensions impliquant l’Iran perturbent le transport maritime et exposent les risques pesant sur le commerce via le détroit d’Ormuz et autres voies navigables régionales.
L’Arabie saoudite a par ailleurs étendu son réseau logistique vers la Jordanie, inaugurant en mars un corridor connectant ses ports orientaux à Al Haditha près de la frontière jordanienne.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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