L’OTAN renforce sa défense antimissile après l’interception d’un missile iranien visant la Turquie
L’OTAN a annoncé jeudi avoir renforcé sa « posture de défense antimissile balistique » après l’interception d’un missile lancé depuis l’Iran en direction de la Turquie, a déclaré le porte-parole de l’alliance.
« Hier, l’OTAN a accru sa posture de défense antimissile à l’échelle de l’alliance », a déclaré le porte-parole, le colonel Martin O’Donnell, dans un communiqué partagé sur les réseaux sociaux.
Les 32 États membres de l’alliance ont convenu avec les commandants de l’OTAN lors d’une réunion au niveau des ambassadeurs que la posture devait rester à un « niveau élevé » tant que la menace des « attaques aveugles à travers la région » attribuées à l’Iran par O’Donnell persisterait.
O’Donnell a déclaré ne pouvoir fournir de détails sur ce changement de posture pour des raisons de sécurité opérationnelle. Il a cependant confirmé que cette décision intervenait le même jour que ce qu’il a qualifié d’interception réussie par l’OTAN d’un missile visant selon lui la Turquie.
« En moins de 10 minutes, les membres des services de l’OTAN ont identifié une menace pour les Alliés – un missile balistique – confirmé sa trajectoire, alerté les systèmes de défense antimissile terrestres et maritimes, et lancé un intercepteur pour neutraliser la menace », a-t-il déclaré.
Les Alliés réunis à Bruxelles « ont une nouvelle fois condamné le ciblage de la Türkiye par l’Iran », indique le communiqué, utilisant le nom officiel de la Turquie.
Les frappes de représailles iraniennes après les attaques américano-israéliennes ont impliqué des missiles et des drones touchant des villes et des infrastructures à travers le Moyen-Orient.
Le ministère turc de la Défense a indiqué que les systèmes de défense de l’OTAN avaient intercepté et neutralisé « un missile balistique tiré depuis l’Iran et détecté en direction de la Turquie », sans fournir de détails supplémentaires.
L’affirmation de l’OTAN selon laquelle le missile visait la Turquie contredit les déclarations d’un responsable turc, s’exprimant sous couvert d’anonymat, qui a affirmé qu’il était destiné à une base à Chypre grecque mais avait dévié de sa trajectoire.
O’Donnell a refusé de fournir des précisions sur la cible du missile, invoquant des raisons de sécurité.
© Agence France-Presse




