L’OTAN n’est pas obligée d’aider à rouvrir le détroit d’Ormuz, déclare le ministre turc du Commerce
Le ministre turc du Commerce a déclaré dans une interview avec Euronews vendredi que l’OTAN n’est pas légalement tenue de participer à toute initiative menée par les États-Unis pour rouvrir le détroit d’Ormuz, résistant ainsi à la pression du président Donald Trump qui appelle les membres de l’alliance à rétablir la circulation dans ce passage stratégique après l’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran.
Le ministre du Commerce Ömer Bolat a affirmé à Euronews que l’OTAN est une alliance dissuasive destinée à protéger la paix et la sécurité, et que les États membres étaient en droit de rappeler à Washington que le bloc est de nature défensive. Ses déclarations interviennent alors que Trump exhorte le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte à obtenir des engagements concrets des alliés sous quelques jours concernant la sécurité dans le détroit d’Ormuz.
Ce différend révèle des tensions au sein de l’OTAN, car les hostilités avec l’Iran n’ont pas commencé par une attaque contre un membre de l’Alliance, et de nombreux alliés affirment ne pas avoir été consultés avant les frappes américaines. Les gouvernements européens ont laissé entendre que toute participation à la sécurisation du détroit nécessiterait un cessez-le-feu durable et, dans certains cas, une approbation légale nationale.
En vertu de l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord, la clause de défense collective de l’OTAN s’applique lorsqu’un allié subit une attaque armée en Europe ou en Amérique du Nord, ou dans certaines autres zones définies. L’OTAN précise que chaque membre doit apporter l’aide qu’il juge nécessaire après une telle attaque, mais le traité n’oblige pas les alliés à participer à des opérations militaires lancées par un membre en dehors de ce cadre.
Le détroit d’Ormuz, entre l’Iran et Oman, est l’une des principales voies de transport pétrolier au monde. La circulation dans ce passage reste limitée malgré un cessez-le-feu précaire, l’Iran n’autorisant qu’un petit nombre de navires à passer chaque jour après des semaines de perturbations qui ont fait monter les prix du pétrole et laissé des centaines de navires en attente.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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