L’Irak reprend ses exportations pétrolières limitées via la Turquie
L’Irak a annoncé mercredi avoir repris des exportations pétrolières limitées à 250 000 barils par jour via le port turc de Ceyhan, après une chute de sa production due aux perturbations dans le détroit d’Ormuz.
Membre fondateur du cartel de l’OPEP, les ventes de pétrole brut représentent 90 % des revenus budgétaires irakiens. Avant le déclenchement de la guerre le 28 février, l’Irak exportait principalement son pétrole, soit environ 3,5 millions de barils par jour, depuis les champs pétrolifères du sud de Bassorah via le détroit d’Ormuz.
La compagnie pétrolière publique North Oil Company a déclaré qu’elle « a commencé à exploiter la station de pompage de Sarlo pour reprendre le pompage et l’exportation du pétrole de Kirkuk vers le port de Ceyhan avec une capacité initiale de 250 000 barils par jour ».
L’Irak a repris ses exportations pétrolières depuis ses champs de la province septentrionale de Kirkuk « après une période perturbatrice qui a posé un défi majeur au secteur pétrolier », et en accord avec la Région autonome du Kurdistan, par laquelle passe le pipeline vers le port turc de Ceyhan.
L’Irak s’efforce de trouver une solution pour exporter son pétrole, et des discussions de longue date ont lieu avec le Kurdistan irakien pour le transporter via la région autonome.
Les autorités kurdes avaient demandé plusieurs mesures en contrepartie avant d’accepter de laisser le pétrole transiter par le pipeline de la région.
Le ministère des ressources naturelles du Kurdistan a indiqué que la station pétrolière de Sarlo a commencé à fonctionner à 6h30 (03h30 GMT) pour permettre les exportations via le pipeline de la région du Kurdistan vers le port de Ceyhan.
L’Iran a fermé le détroit, par lequel transitent normalement jusqu’à un cinquième du pétrole brut mondial et du gaz naturel liquéfié, aux navires de la plupart des pays.
Le ministre irakien du Pétrole Hayan Abdel Ghani a déclaré que son pays était en contact avec l’Iran pour tenter d’obtenir un passage pour certains de ses pétroliers par cette voie maritime.
© Agence France-Presse
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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