Les forces kurdes affirment que des drones turcs ont frappé Hassaké en Syrie ; la Turquie le nie
Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes, ont déclaré lundi que des drones turcs avaient frappé la ville de Hassaké dans le nord-est de la Syrie. Cependant, des sources sécuritaires turques citées par Reuters ont démenti ces allégations, alors que les tensions montent dans la région après un nouvel accord d’intégration avec Damas et de nouveaux combats près des prisons abritant des détenus de l’État islamique.
Les FDS, soutenues par les États-Unis dans la lutte contre le groupe État islamique, contrôlent des parties de la province de Hassaké et sont depuis longtemps ciblées par la Turquie, qui considère ce groupe comme une branche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe militant qui mène une insurrection depuis des décennies en Turquie.
La prétendue frappe de drone est survenue un jour après que le gouvernement syrien et les FDS ont annoncé un accord global pour placer les structures civiles et militaires dirigées par les Kurdes sous le contrôle du gouvernement central, suite à des jours de combats dans le nord et l’est de la Syrie. Cet accord en 14 points inclut le transfert des postes frontaliers, des champs pétroliers et gaziers, ainsi que des centres de détention pour les suspects de l’État islamique à Damas, ainsi que l’intégration des combattants des FDS dans les institutions étatiques.
La Turquie, principal soutien du gouvernement intérimaire syrien sous la présidence d’Ahmed al-Sharaa, a qualifié cet accord de « tournant historique ».
SDF commander in chief @MazloumAbdi is reportedly back in Hasakah after what Syrian Kurdish officials say was a unsuccessful meeting with Syrian interim president, Ahmed al-Sharaa. Yesterday’s ceasefire agreement may no longer be valid. No formal announcement yet from the sides.
— Amberin Zaman (@amberinzaman) January 19, 2026
Alors même que l’accord était annoncé, une rencontre entre le commandant des FDS Mazloum Abdi et le président syrien al-Sharaa à Damas n’a pas permis de progresser, a déclaré un responsable des FDS à Rudaw, précisant que Damas exigeait le démantèlement de l’administration kurde.
Les FDS ont également affirmé que des forces affiliées au gouvernement syrien avaient attaqué un complexe pénitentiaire dans le nord-est abritant des milliers de détenus de l’État islamique. Le ministère syrien de la Défense a nié avoir attaqué des prisons et a déclaré sécuriser les zones autour des sites dans le cadre d’un processus de transfert au ministère de l’Intérieur.
Les forces gouvernementales syriennes ont consolidé lundi leur emprise sur des zones comme Raqqa et Deir al-Zor après un retrait kurde abrupt. Les FDS ont déclaré que des dizaines de prisonniers de l’État islamique s’étaient échappés d’une prison à Shaddadi pendant les combats, tandis que le gouvernement a affirmé travailler à la capture des fugitifs et a rejeté la version des FDS.




