Le Venezuela ne doit pas sombrer dans le chaos, déclare Erdoğan à Trump
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré lundi avoir averti son homologue américain Donald Trump que le Venezuela ne devait pas sombrer dans le chaos, quelques jours après que les États-Unis ont évincé son allié, le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro.
Erdoğan a indiqué avoir évoqué par téléphone avec Trump l’opération américaine ayant conduit à l’arrestation de Maduro à Caracas et son transfert vers les États-Unis.
“Toute atteinte à la souveraineté du peuple et toute violation du droit international engendreront de graves complications dans l’ordre mondial”, a déclaré Erdoğan, rapportant ses propos à Trump.
“Le Venezuela ne doit pas sombrer dans le chaos ou l’instabilité”, a-t-il ajouté lors d’une déclaration à la télévision turque après une réunion du cabinet.
Après des mois de menaces et de pressions, les forces américaines ont bombardé samedi la capitale vénézuélienne et renversé Maduro, mettant fin à 12 ans de son règne.
Maduro a plaidé non coupable lundi devant un tribunal new-yorkais pour des accusations de trafic de drogue.
“Lorsque la force prime sur le droit, l’instabilité, les crises et les conflits s’ensuivent”, a mis en garde Erdoğan.
“Nous nous efforçons d’agir dans l’intérêt supérieur de la Turquie et du peuple vénézuélien ami. M. Maduro et le peuple vénézuélien ont maintes fois témoigné leur amitié envers notre nation”, a-t-il ajouté.
Erdoğan a ensuite réitéré sa conviction que Trump autoriserait bientôt la Turquie à réintégrer le programme de chasseurs F-35 après son exclusion “injuste”.
Washington avait exclu la Turquie, membre de l’OTAN, du programme en 2019 avant d’imposer des sanctions à Ankara pour son acquisition du système de défense antimissile russe S-400, mais depuis le retour de Trump au pouvoir, les deux alliés de l’OTAN semblent désireux de résoudre ce différend.
Dans ses déclarations de lundi, apparemment extraites d’une interview écrite avec l’agence Bloomberg mais diffusée par la présidence turque, il a qualifié la réintégration de la Turquie d’“importante et nécessaire”.
© Agence France-Presse
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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