Le régulateur des médias turc enquête sur Sözcü TV après qu’un présentateur a traité le Syrien Sharaa de « tueur » et de « terroriste »
Les points importants
- Enquête ouverte : Le RTÜK enquête sur Sözcü TV pour avoir qualifié le président syrien de « tueur » et « terroriste ».
- Sanctions possibles : Le régulateur peut infliger amendes et suspensions ; Sözcü TV a déjà subi un blackout de 10 jours en juillet 2025.
- Contexte géopolitique : Al-Sharaa, ancien chef rebelle, est désormais président et Ankara entretient des liens étroits avec son gouvernement.
Le régulateur turc de la radiodiffusion a ouvert vendredi une enquête sur des propos tenus sur la chaîne Sözcü TV, critique du gouvernement, qui décrivaient le président syrien Ahmed al-Sharaa comme un « tueur » et un « terroriste », estimant que ce langage pourrait nuire aux relations avec la Syrie.
Le Conseil suprême de la radio et de la télévision (RTÜK) n’a pas identifié la chaîne dans son communiqué public, mais les propos ont été tenus par la présentatrice de Sözcü TV, Serap Belovacıklı.
Le RTÜK a qualifié ces commentaires d’« accusations sans fondement » contre le « président légitime » de la Syrie et a déclaré qu’ils pourraient nuire aux relations de bon voisinage et étaient incompatibles avec les principes de la politique étrangère turque. Son personnel de surveillance examine la diffusion en vertu de la loi turque sur la radiodiffusion.
Belovacıklı a soutenu pendant l’émission que mettre une cravate à un tueur ou à un terroriste ne pouvait pas forcer le public à les respecter et a opposé la Turquie à la Syrie.
Le régulateur peut infliger des amendes et des suspensions de programmes et a sanctionné à plusieurs reprises les diffuseurs critiques du gouvernement du président Recep Tayyip Erdoğan. Sözcü TV a subi un blackout de 10 jours en juillet 2025 pour sa couverture des manifestations suite à l’arrestation du maire d’Istanbul, Ekrem İmamoğlu.
Al-Sharaa, anciennement connu sous le nom d’Abou Mohammed al-Jolani, dirigeait le groupe militant Hayat Tahrir al-Sham avant que les forces rebelles ne renversent Bachar al-Assad en décembre 2024. Ankara a depuis développé des relations étroites avec le nouveau gouvernement syrien.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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