Le président syrien arrive à Ankara pour des entretiens avec Trump
Les points importants
- Arrivée à Ankara : Le président syrien Ahmed al-Sharaa rencontre Donald Trump en marge du sommet de l’OTAN.
- Éloges de Trump : Trump qualifie al-Sharaa de « tough » et remercie Erdoğan pour la bonne relation.
- Défis syriens : Al-Sharaa refuse d’intervenir militairement au Liban, malgré les appels de Trump.
Le président syrien Ahmed al-Sharaa est arrivé mercredi à Ankara pour un entretien avec le président américain Donald Trump en marge du sommet de l’OTAN.
Le sommet, qui s’achève mercredi, a réuni les dirigeants des États membres de l’OTAN ainsi que plusieurs représentants de pays du Golfe.
Al-Sharaa avait été invité par le président turc Recep Tayyip Erdoğan.
Trump, qui n’a cessé de faire l’éloge d’Erdoğan, a décrit le dirigeant syrien – un ancien combattant de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), le groupe islamiste qui a mené l’offensive ayant renversé Bachar al-Assad en décembre 2024 – comme « tough ».
Cumhurbaşkanımız Sayın Recep Tayyip Erdoğan’ın ev sahipliğinde gerçekleştirilen 36. NATO Devlet ve Hükümet Başkanları Zirvesi kapsamında ülkemize gelen Suriye Cumhurbaşkanı Sayın Ahmet eş-Şara’yı Ankara’da Esenboğa Havalimanı’nda karşıladık.
Türkiye, diplomasiyi, bölgesel… pic.twitter.com/ENpv9SOBm8
— Prof. Dr. Ömer Bolat (@omerbolatTR) July 8, 2026
« Grâce au président [Erdoğan], nous avons une très bonne relation avec le nouveau dirigeant syrien », a déclaré Trump aux journalistes mardi.
« Il a fait un travail remarquable en un an et demi, il a rassemblé tout le pays. Et j’entretiens une relation très, très bonne avec lui.
« Quelqu’un a dit : eh bien, il est plutôt tough… Je l’ai approuvé avec le président [Erdoğan]. Nous étions les deux à vraiment le soutenir. Et il a fait un excellent travail, il a rassemblé le pays. Ce n’était pas une tâche facile. »
Treize années de guerre ont dévasté la Syrie, qui a besoin d’un soutien international pour se reconstruire et fait encore face à des menaces sécuritaires majeures.
Mardi, 18 personnes ont été blessées dans deux attentats à la bombe à Damas, près d’un hôtel où séjournait le président français Emmanuel Macron en visite.
Al-Sharaa s’était rendu à Washington en novembre dernier pour solliciter un soutien financier pour la Syrie.
Mais le mois dernier, il a rejeté les appels de Trump à intervenir militairement au Liban voisin contre le groupe pro-iranien Hezbollah, en conflit ouvert avec Israël.
« Nous recherchons des voies économiques entre le Liban et la Syrie, non militaires », a-t-il déclaré dans un entretien le mois dernier.
© Agence France-Presse
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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