Le Premier ministre grec appelle à la retenue dans le débat sur les relations avec la Turquie
Les points importants
- Appel à l’apaisement : Mitsotakis insiste sur la nécessité de coexister avec la Turquie malgré les différends.
- Médias en cause : Le Premier ministre dénonce une couverture médiatique et des cartes qui exagèrent les tensions bilatérales.
- Contentieux maritime : La Grèce refuse de négocier ses zones économiques exclusives « en position de faiblesse », tandis qu’Ankara brandit une menace de guerre vieille de 30 ans.
Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a appelé vendredi à la retenue dans le débat sur les relations avec la Turquie, estimant que la géographie les oblige à coexister malgré les différends.
« Nous sommes destinés à vivre côte à côte avec la Turquie », a déclaré Mitsotakis à la chaîne grecque OPEN. « Les deux peuples veulent de bonnes relations. Nous avons des divergences, mais nous ne devons pas vivre dans un état de tension permanente. »
Mitsotakis a estimé que la couverture médiatique et les cartes dans les deux pays avaient amplifié les différends et ne favorisaient pas les relations. Il a démenti les allégations selon lesquelles Athènes solliciterait l’autorisation d’Ankara pour les liaisons avec les îles grecques, les parcs marins, la planification maritime, la défense ou l’exploration énergétique.
Le Premier ministre a déclaré que la Grèce n’était pas prête à négocier un règlement sur la délimitation des zones économiques exclusives et du plateau continental, et qu’elle n’entamerait pas de discussions « en position de faiblesse ».
La Grèce et la Turquie, toutes deux membres de l’OTAN, contestent depuis des décennies leurs frontières maritimes, leur espace aérien et leurs droits énergétiques en mer Égée et en Méditerranée orientale. Chypre reste également un sujet de discorde.
Les relations se sont améliorées après la signature par les dirigeants de la Déclaration d’Athènes sur les relations amicales et le bon voisinage en 2023, mais le différend maritime reste non résolu. Le Parlement turc maintient depuis 1995 qu’une extension grecque des eaux territoriales au-delà de six milles nautiques en mer Égée constituerait un casus belli.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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