Le Premier ministre arménien condamne le brûlage d’un drapeau turc lors d’une marche commémorative à Erevan
Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a condamné le brûlage d’un drapeau turc lors d’une marche à Erevan marquant le 111e anniversaire des massacres d’Arméniens dans l’Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale, qualifiant cet acte de provocateur et susceptible d’attiser les tensions, selon des médias arméniens.
L’incident s’est produit jeudi, à la veille du 24 avril, jour commémoratif du génocide, lors d’une procession organisée par la Fédération révolutionnaire arménienne (ARF-Dachnaktsoutioun).
Pachinian a décrit cet acte comme un « comportement clairement provocateur et attisant les tensions », a déclaré sa porte-parole Nazeli Baghdasarian à l’agence de presse publique Armenpress.
Elle a ajouté que le Premier ministre considère de telles actions comme « irresponsables et inacceptables ».
« Le brûlage du drapeau d’un État reconnu internationalement, surtout d’un pays voisin, ne peut être évalué autrement par le chef de l’État », a déclaré Baghdasarian.
— During the celebrations of the Armenian Genocide in Yerevan, protesters burned the Turkish flag
In statement, Armenian Prime-Minister Pashinyan condemned the act, regarding the burning of the Turkish flag at the torchlight procession as an irresponsible and… https://t.co/vI1Ny54tO8 pic.twitter.com/2SPg887j8K
— Defence News Of INDIA (@DefenceNewsOfIN) April 24, 2026
L’Arménie cherche depuis longtemps à obtenir la reconnaissance internationale que les massacres perpétrés sous l’Empire ottoman entre 1915 et 1917 constituent un génocide, affirmant que 1,5 million de personnes ont péri.
La Turquie rejette fermement l’accusation de génocide et soutient que les Arméniens comme les Turcs sont morts des suites de la Première Guerre mondiale. Elle estime le nombre de morts à plusieurs centaines de milliers.
Cette condamnation intervient alors que l’Arménie et la Turquie ont pris des mesures limitées ces dernières années pour normaliser leurs relations malgré des tensions persistantes.
Les deux pays n’entretiennent pas de relations diplomatiques et leur frontière terrestre est fermée depuis 1993.
En 2021, Ankara et Erevan ont nommé des envoyés spéciaux pour explorer une voie vers la réconciliation.
Les vols commerciaux directs ont repris en 2022 après une suspension de deux ans, et les parties ont depuis introduit des mesures de confiance, notamment des accords pour permettre le commerce aérien et ouvrir la frontière terrestre aux ressortissants de pays tiers, bien que le passage ne soit pas encore opérationnel.
Début 2026, les deux gouvernements ont également introduit des procédures simplifiées pour les titulaires de passeports diplomatiques, de service et spéciaux.
Malgré ces avancées, la normalisation reste limitée, les contacts se poursuivant par des canaux diplomatiques et des rencontres internationales.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
Et vous, qu'en pensez-vous ?



— During the celebrations of the Armenian Genocide in Yerevan, protesters burned the Turkish flag
In statement, Armenian Prime-Minister Pashinyan condemned the act, regarding the burning of the Turkish flag at the torchlight procession as an irresponsible and… 


