Le ministre turc des Affaires étrangères discute du Yémen avec ses homologues saoudien et émirati
Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan s’est entretenu par téléphone vendredi avec son homologue saoudien, le prince Faisal bin Farhan Al Saud, et le ministre émirati des Affaires étrangères Sheikh Abdullah bin Zayed Al Nahyan pour évoquer les développements au Yémen, ont rapporté des sources diplomatiques turques à l’agence étatique Anadolu.
Les sources n’ont pas fourni de détails.
Ces échanges téléphoniques interviennent alors que les combats dans le sud et l’est du Yémen ont accentué les divergences publiques entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, deux partenaires intervenus conjointement au Yémen en 2015 pour soutenir le gouvernement internationalement reconnu face au mouvement houthi, aligné sur l’Iran, qui contrôle la capitale Sanaa et une grande partie du nord.
L’escalade actuelle concerne principalement le Conseil de transition du Sud (STC), une force séparatiste du sud soutenue par les Émirats arabes unis. En décembre, le STC a pénétré dans des zones du Hadramaout et d’Al-Mahra, territoires proches de la frontière saoudienne et situés le long de ports et infrastructures énergétiques stratégiques, incitant les forces gouvernementales soutenues par Riyad à tenter de repousser ses avancées.
L’Arabie saoudite a accusé les Émirats de pousser le STC à s’étendre militairement le long de sa frontière sud. Abou Dhabi a nié diriger le STC et a appelé à la retenue et au dialogue.
Ces derniers jours, les Émirats ont annoncé le retrait de leurs troupes restantes du Yémen après que l’Arabie saoudite a soutenu une demande en ce sens, tandis que les forces soutenues par Riyad ont lancé une campagne pour reprendre les zones conquises par le STC.
Le STC, qui estime que le sud a été marginalisé par les gouvernements successifs, affirme vouloir une voie vers l’indépendance et évoque l’organisation d’un référendum d’autodétermination dans les deux ans, creusant le fossé au sein du camp anti-houthi. Le gouvernement yéménite rejette le séparatisme et affirme son attachement à l’unité du pays.
L’Arabie saoudite a également œuvré pour relancer les discussions entre factions yéménites, soutenant une proposition du président du Conseil présidentiel yéménite (PLC), Rashad al-Alimi, pour un forum organisé par Riyad visant à réconcilier les groupes du sud, y compris le STC, selon Reuters.




