La Turquie rapatrie 60 fugitifs capturés dans 12 pays
Les points importants
- Rapatriement massif : 60 fugitifs ramenés de 12 pays, dont 16 via des notices rouges d’Interpol.
- Manque de transparence : le ministère n’a pas divulgué les identités ni les accusations précises.
- Politique renforcée : la Turquie intensifie les rapatriements, y compris de figures du crime organisé.
La Turquie a rapatrié 60 fugitifs capturés dans 12 pays, dont 16 faisant l’objet de notices rouges d’Interpol, a annoncé mardi le ministère de l’Intérieur.
Les 44 autres étaient recherchés en vertu de mandats d’arrêt émis par les autorités judiciaires turques, a précisé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.
Les fugitifs ont été capturés en Géorgie, en Grèce, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Bulgarie, au Monténégro, en Pologne, en Serbie, en Arménie, en Suisse, en Roumanie et en Russie, grâce à une coopération entre les agences turques et leurs homologues dans ces pays.
Le ministère n’a pas identifié les fugitifs, précisé les accusations portées contre eux ni fourni de répartition par pays. Il n’a pas non plus indiqué s’ils avaient été formellement extradés, expulsés ou renvoyés par d’autres procédures légales.
« Aucun criminel ne pourra disparaître en fuyant à l’étranger », a déclaré le ministère. « Nous continuerons à restreindre les déplacements de ceux qui menacent la paix de notre nation, à leur couper toute voie de fuite et à ramener dans notre pays les individus recherchés par notices rouges ou au niveau national. »
Le ministère a salué les policiers et les unités gouvernementales impliqués dans les opérations et remercié les responsables du ministère de la Justice pour leur aide.
Une notice rouge d’Interpol est une demande adressée aux services de police du monde entier pour localiser et arrêter provisoirement une personne en vue d’une extradition, d’une remise ou d’une action judiciaire similaire. Il ne s’agit pas d’un mandat d’arrêt international, et chaque pays membre d’Interpol décide en vertu de ses propres lois s’il doit détenir la personne concernée.
La Turquie a intensifié ces dernières années ses efforts pour obtenir le retour de suspects recherchés pour des accusations allant du crime organisé et du trafic de drogue à l’homicide, la fraude et le terrorisme.
Fin juillet, le ministère de l’Intérieur a annoncé que 65 fugitifs, dont 27 recherchés via des notices rouges, avaient été rapatriés de huit pays. La plupart de ce groupe — 51 personnes — ont été ramenés de la Géorgie voisine.
Plus tôt ce mois-ci, la Turquie a également obtenu le retour d’Argentine du présumé parrain du crime organisé Serkan Kurtuluş, recherché via une notice rouge pour des accusations incluant meurtre avec préméditation, création d’une organisation criminelle, vol à main armée et menaces.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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