La Turquie qualifie les déclarations de l’UE sur la Syrie de « trompeuses »
Ankara a accusé vendredi l’UE d’adopter des résolutions « trompeuses » condamnant les violences en Syrie et en Turquie, affirmant que le Parlement européen s’immisçait dans les affaires intérieures turques.
Les députés européens ont approuvé jeudi une résolution condamnant les violences contre les civils dans le nord-est de la Syrie et exhortant les acteurs régionaux, notamment la Turquie, à respecter le cessez-le-feu, que ce soit par des actions militaires ou un soutien aux groupes armés.
Les parlementaires ont également soutenu une résolution distincte dénonçant ce qu’ils ont qualifié de « harcèlement des journalistes étrangers et des chrétiens étrangers sous couvert de sécurité nationale » par la Turquie.
Dans un communiqué, le ministère turc des Affaires étrangères a déclaré que la résolution sur la Syrie « ignore le rôle de la Turquie dans la reconstruction et la stabilisation de la Syrie », exhortant le Parlement européen à mieux comprendre « les réalités sur le terrain » et les aspirations des Syriens « plutôt que d’adopter des résolutions trompeuses et mal intentionnées ».
Le ministère a affirmé que les allégations de la seconde résolution « contredisent les faits », ajoutant qu’« aucune institution étrangère, y compris le Parlement européen, ne peut interférer dans les procédures judiciaires menées dans notre pays ».
La Turquie est devenue un allié clé du nouveau leadership syrien à Damas et a soutenu son offensive de janvier contre les forces kurdes dans le nord de la Syrie.
Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes, avaient été le principal partenaire local d’une coalition occidentale luttant contre le groupe État islamique, mais ont subi une pression croissante de Damas.
Selon un accord annoncé ce mois-ci, les FDS doivent s’intégrer dans l’armée syrienne, mettant fin aux espoirs kurdes de maintenir une zone autonome qu’ils avaient établie dans le nord et le nord-est de la Syrie pendant la guerre civile du pays de 2011 à 2024.
© Agence France-Presse
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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