La Turquie met en garde les forces kurdes syriennes : « Notre patience a des limites »
Le chef de la diplomatie turque a exhorté jeudi les forces kurdes syriennes à s’intégrer au nouveau gouvernement à Damas, avertissant que la patience d’Ankara « a des limites » face aux retards dans la mise en œuvre d’un accord conclu plus tôt cette année.
Les Forces démocratiques syriennes (FDS) — qui contrôlent de vastes zones du nord-est pétrolier de la Syrie — avaient signé un accord avec les nouvelles autorités syriennes en mars pour fusionner leurs institutions civiles et militaires, mais les termes de l’accord n’ont pas été appliqués.
Dans une interview accordée à TRT World, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a averti que les retards dans l’intégration des FDS dans la nouvelle structure de sécurité syrienne menaçaient l’unité nationale.
Il a déclaré que la patience des acteurs concernés « a des limites ».
Les FDS ont joué un rôle crucial dans la lutte contre le groupe État islamique en Irak et au Levant (EIIL) en Syrie, ce qui a finalement conduit à la défaite territoriale de l’organisation jihadiste dans le pays en 2019.
Fidan a déclaré que le groupe EIIL restait une menace sérieuse mais pouvait être contenu par une coopération régionale, ajoutant que la Turquie et la Syrie ont désormais une « coopération saine ».
Ankara a soutenu les nouveaux dirigeants syriens dirigés par Ahmed al-Sharaa après la chute de Bachar al-Assad.
Entre 2016 et 2019, la Turquie a lancé trois offensives dans le nord de la Syrie contre les combattants kurdes syriens et le groupe EIIL.
© Agence France-Presse




