La Turquie installe un radar de fabrication turque à l’aéroport de Damas
La Turquie a installé un système radar de contrôle aérien de fabrication turque à l’aéroport international de Damas, une mesure que les médias israéliens estiment susceptible d’affecter la capacité d’Israël à opérer dans l’espace aérien syrien.
L’installation concerne le système radar HTRS-100 produit par le sous-traitant de défense turc ASELSAN. Le déploiement a été rapporté en premier par The Jerusalem Post, qui cite des sources occidentales avertissant que la couverture radar pourrait compliquer les activités aériennes israéliennes au-dessus de la Syrie.
Les autorités de l’aviation civile syrienne ont rejeté cette caractérisation, affirmant que le système est uniquement utilisé pour le contrôle du trafic aérien civil.
Türkiye installed ASELSAN’s HTRS-100 Air Traffic Control Radar at #Damascus Airport, #Syria. The System equipped with advanced target tracking and clutter suppression algorithms
#Türkiye pic.twitter.com/LpUMlv8hxu
— Dean Shmuel Elmas (@ElmasDean) January 21, 2026
Les médias israéliens expriment des inquiétudes
The Jerusalem Post a indiqué que le HTRS-100 peut détecter et suivre les avions autour des aéroports sur une distance d’environ 150 à 200 kilomètres.
Le journal a rapporté que les responsables et analystes israéliens considèrent ce système comme un facteur susceptible de réduire la liberté opérationnelle de longue date d’Israël dans l’espace aérien syrien.
Au cours de l’année écoulée, Israël a mené des opérations aériennes fréquentes en Syrie et a également utilisé l’espace aérien syrien pour des frappes au-delà du pays, selon le rapport.
Il a rappelé les frappes israéliennes antérieures sur des sites militaires syriens après la chute du gouvernement de Bachar al-Assad, dans un contexte de craintes que la Turquie ne cherche à établir une présence plus permanente en Syrie.
Un haut responsable de la sécurité israélien avait alors déclaré que l’établissement d’une base aérienne turque en Syrie constituerait une « menace potentielle » pour la liberté d’action d’Israël.
La Syrie affirme que le radar n’a aucun rôle militaire
La Direction générale de l’aviation civile et du transport aérien syrienne a publié mercredi une déclaration écrite niant les allégations selon lesquelles le radar aurait une fonction militaire, affirmant qu’il est uniquement utilisé pour la navigation aérienne civile et la gestion du trafic aérien.
Official Statement
The General Authority of Civil Aviation and Air Transport confirms that the radar recently commissioned at Damascus International Airport is a purely civil radar, dedicated exclusively to civil air navigation and air traffic management purposes, and operates…
— Omar Hosari عمر الحصري (@ohosari) January 21, 2026
La direction a déclaré qu’elle conserve l’autorité totale sur le système et qu’il fonctionne conformément à la loi syrienne et aux règles internationales établies par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et la Convention de Chicago sur l’aviation civile.
Les responsables syriens ont indiqué que l’installation s’inscrit dans le cadre des efforts visant à moderniser les infrastructures aéronautiques du pays, à améliorer la sécurité des vols et à renforcer la gestion de l’espace aérien.
Détails techniques
Les autorités syriennes ont déclaré que le HTRS-100 utilise une configuration de surveillance double combinant un radar de surveillance primaire fonctionnant dans la bande S avec des composants de radar de surveillance secondaire.
Elles ont précisé que le système comprend des fonctions de suppression des parasites et de suivi des cibles, et utilise une architecture distribuée active avec redondance conçue pour maintenir le radar en fonctionnement en cas de défaillance d’un composant.
La portée du système peut être configurée à 80 ou 100 milles nautiques, soit environ 185 kilomètres.
La Turquie confirme l’installation
L’ambassade de Turquie à Damas a déclaré que le système HTRS-100 était installé à l’aéroport international de Damas pour améliorer la sécurité des vols civils.
L’ambassadeur turc en Syrie, Nuh Yilmaz, a décrit cette initiative comme une modernisation des infrastructures de l’aéroport principal de la capitale.
Aucun responsable turc ou syrien n’a affirmé que le système serait utilisé à des fins militaires.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
Et vous, qu'en pensez-vous ?







