La Turquie envisage de renforcer la sécurité frontalière en cas d’attaque américaine contre l’Iran
La Turquie étudie des plans d’urgence le long de sa frontière si les États-Unis attaquent l’Iran voisin, a déclaré un haut responsable à l’Agence France-Presse jeudi.
“Si les États-Unis attaquent l’Iran et que le régime tombe, la Turquie prévoit des mesures supplémentaires pour renforcer la sécurité frontalière,” a déclaré le responsable, qui a demandé à rester anonyme.
Washington n’a pas exclu une nouvelle intervention militaire contre Téhéran en réponse à sa répression brutale ce mois-ci des manifestations, qui selon les groupes de défense des droits ont fait des milliers de morts.
Une force navale américaine dirigée par un porte-avions a pris position dans les eaux du Moyen-Orient, a déclaré le Commandement central américain lundi, sans révéler son emplacement précis.
La Turquie, membre de l’OTAN qui partage une frontière de 530 kilomètres avec l’Iran, a souvent exprimé son opposition aux opérations militaires visant la République islamique.
Une partie de leur frontière commune est sécurisée par un mur s’étendant sur 380 kilomètres mais “il s’est avéré insuffisant,” a déclaré le responsable à l’AFP.
À ce stade, les responsables turcs évitent d’utiliser le terme “zone tampon.”
Parmi les plans figurent “l’augmentation du déploiement de systèmes technologiques de sécurité frontalière et le renforcement des effectifs militaires,” a déclaré le responsable.
© Agence France-Presse




