La Turquie dément les allégations d’une possible entrée en guerre aux côtés de l’Iran ou d’une intervention au Liban
Le Centre de lutte contre la désinformation (DMM) turc a affirmé lundi que les allégations circulant sur les réseaux sociaux prétendant qu’Ankara pourrait rejoindre la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran aux côtés de Téhéran ou envoyer des forces au Liban étaient fausses, insistant sur le fait que la Turquie n’est pas partie prenante du conflit et privilégie la voie diplomatique.
Dans un communiqué publié sur son compte officiel, le centre a qualifié de « désinformation » les informations selon lesquelles « la Turquie rejoindrait la guerre en soutien à l’Iran ou interviendrait au Liban ». Il a souligné que le gouvernement du président Recep Tayyip Erdoğan œuvre depuis le début du conflit à stopper les attaques, empêcher l’extension des combats et œuvrer pour une paix durable. Le communiqué décrit ces allégations comme relevant d’une « guerre psychologique » visant à nuire à l’image de la Turquie et à saper ce qu’il présente comme le rôle constructif d’Ankara dans cette crise.
Ce démenti intervient alors que le conflit régional, déclenché par les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran le 28 février, continue d’alimenter les craintes sécuritaires au Moyen-Orient. Le Liban est devenu l’un des points chauds de ce conflit élargi, avec une intensification des combats et des frappes aériennes ces derniers jours.
La Turquie, membre de l’OTAN qui partage une longue frontière avec l’Iran, a répété vouloir éviter toute escalade. L’agence Reuters rapportait la semaine dernière que des responsables turcs facilitaient l’échange de messages entre l’Iran et les États-Unis, tandis que le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan participait aux efforts diplomatiques dans le cadre de pourparlers au Pakistan visant à apaiser les tensions.
Ankara subit directement les conséquences de ce conflit malgré sa neutralité affichée. Trois missiles iraniens ont été interceptés par les défenses de l’OTAN au-dessus du territoire turc depuis le début des hostilités, renforçant les inquiétudes de la population quant à une possible extension du conflit.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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