La Turquie condamne une présumée attaque de drone houthie visant La Mecque
Les points importants
- Condamnation turque : Ankara dénonce fermement la présumée attaque de drone houthie contre La Mecque et réaffirme son soutien à l’Arabie saoudite.
- Déni houthie : Les Houthis rejettent catégoriquement l’accusation saoudienne, qualifiant l’allégation de « mensonge » et affirmant ne pas menacer les lieux saints.
- Escalade régionale : L’incident s’inscrit dans une recrudescence des hostilités entre Riyad et les Houthis, alimentant les craintes pour la sécurité maritime et énergétique.
La Turquie a vivement condamné mercredi ce que l’Arabie saoudite a présenté comme une attaque de drone houthie visant la ville sainte de La Mecque, bien que le groupe yéménite ait nié avoir lancé l’appareil.
L’Arabie saoudite affirme que sa défense aérienne a intercepté un drone se dirigeant vers La Mecque tôt mercredi. Les Houthis ont rejeté cette accusation comme un « mensonge ».
« Nous condamnons fermement l’attaque de drone menée par les Houthis visant la ville sainte de La Mecque », a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères.
La Turquie a réaffirmé son soutien à la souveraineté, à l’intégrité territoriale et à la sécurité de l’Arabie saoudite, et a exprimé sa solidarité avec le royaume.
Elle a également appelé à un arrêt immédiat des attaques menaçant la stabilité régionale et a exhorté à la retenue pour éviter une escalade supplémentaire des tensions.
L’Arabie saoudite a déclaré que sa défense aérienne avait intercepté et détruit un drone au sud de La Mecque mardi soir, avant qu’il ne pénètre dans l’espace aérien restreint de la ville. Turki al-Malki, porte-parole de la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite qui combat les Houthis au Yémen depuis 2015, a affirmé que le drone avait été lancé par le groupe. Il a qualifié cet incident de deuxième tentative des Houthis de cibler La Mecque, citant un tir de missile balistique en 2017.
Les Houthis ont nié avoir visé La Mecque. Un responsable politique houthie a qualifié l’allégation saoudienne de fausse, tandis qu’une source militaire citée par l’agence de presse SABA contrôlée par les Houthis a indiqué que le groupe ne représentait aucune menace pour La Mecque ou d’autres sites saints islamiques.
La Mecque, qui abrite la Grande Mosquée et la Kaaba, est la ville la plus sainte de l’islam et la destination du pèlerinage annuel du hajj.
Cet incident survient dans un contexte de forte escalade des combats entre l’Arabie saoudite et les Houthis après plusieurs années de relative accalmie.
Les Houthis ont mené une série d’attaques de missiles et de drones sur le territoire saoudien ces dernières semaines, tandis que les forces saoudiennes ont intensifié leurs frappes au Yémen. Le groupe a également étendu son contrôle le long de la côte yéménite de la mer Rouge, près du détroit de Bab al-Mandab, l’une des routes maritimes commerciales les plus importantes au monde.
La reprise du conflit suscite des inquiétudes quant aux expéditions et aux approvisionnements énergétiques dans une région déjà confrontée à une plus grande instabilité. L’Arabie saoudite a signalé des attaques contre des infrastructures civiles et énergétiques, tandis que les Houthis affirment que leurs opérations sont une réponse aux actions militaires saoudiennes au Yémen.
Le conflit yéménite a commencé après la prise de la capitale Sanaa par les Houthis en 2014, ce qui a poussé une coalition dirigée par l’Arabie saoudite à intervenir l’année suivante pour soutenir le gouvernement internationalement reconnu.
Une trêve négociée par l’ONU en 2022 avait considérablement réduit les attaques transfrontalières pendant plusieurs années, bien qu’aucun accord de paix global n’ait été conclu.




