La Turquie affirme que Trump a invité Erdoğan à rejoindre le « Conseil de la Paix » à Gaza dans le cadre du plan américain
Le président américain Donald Trump a invité vendredi le président turc Recep Tayyip Erdoğan à rejoindre le « Conseil de la Paix » à Gaza, une instance chargée de superviser l’administration et la reconstruction de l’enclave palestinienne dans le cadre d’un plan de cessez-le-feu soutenu par les États-Unis, a annoncé samedi la Direction de la communication de la présidence turque.
Burhanettin Duran, chef de la direction, a déclaré sur X que Trump avait envoyé une lettre à Erdoğan vendredi, l’invitant à devenir membre fondateur du conseil.
Birleşmiş Milletler Güvenlik Konseyi 2803 sayılı kararıyla, ABD Başkanı Donald Trump tarafından açıklanan Gazze İhtilafını Sona Erdirmek için Kapsamlı Planı (Comprehensive Plan to End the Gaza Conflict) desteklemeyi kararlaştırmıştır.
Bu çerçevede, Gazze’de güvenliğin…
— Burhanettin Duran (@burhanduran) January 17, 2026
La Maison Blanche a dévoilé vendredi une nouvelle structure de gouvernance pour Gaza, comprenant un comité technocratique palestinien pour les services civils quotidiens et deux conseils dirigés par les États-Unis destinés à piloter la reconstruction et la planification à long terme.
Le Conseil de la Paix lui-même devrait inclure les chefs d’État des pays ayant médié le plan de cessez-le-feu, notamment l’Égypte, la Turquie et le Qatar, avec Trump comme président.
Le communiqué de la Maison Blanche n’a pas mentionné Erdoğan par son nom, mais a listé un « Conseil exécutif fondateur » comprenant le secrétaire d’État Marco Rubio, l’envoyé de Trump Steve Witkoff, Jared Kushner, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, l’investisseur Marc Rowan, le président de la Banque mondiale Ajay Banga et le conseiller adjoint à la sécurité nationale Robert Gabriel Jr.
Il a également été indiqué que Nickolay Mladenov, ancien envoyé des Nations unies, occuperait le poste de « Haut Représentant pour Gaza », agissant comme un intermédiaire clé avec le comité palestinien.
Un « Conseil exécutif pour Gaza » distinct, désigné par la Maison Blanche, comprend le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan ainsi que des responsables liés au Qatar, à l’Égypte et aux Émirats arabes unis, ainsi que l’envoyée de l’ONU pour le Moyen-Orient Sigrid Kaag.
Des critiques ont remis en question la crédibilité d’un plan de gouvernance dirigé par des figures largement perçues comme très alignées sur Israël, soulignant l’inclusion de Kushner et Rubio dans des rôles clés et arguant que les Palestiniens se voient refuser une réelle autorité sur leur propre territoire.
D’autres ont décrit la structure comme ressemblant à un arrangement de style colonial, avec le pouvoir décisionnel concentré à Washington sous Trump plutôt que dans un cadre politique dirigé par les Palestiniens.




