La police turque arrête 27 personnes pour des publications sur de présumés projets d’attaque contre trois écoles
Les points importants
- Arrestations massives : 27 personnes interpellées dans 23 provinces pour des publications en ligne sur des projets d’attaque.
- Groupe C31K : qualifié d’« organisation criminelle de nouvelle génération », accusé de diffuser des contenus violents et pédopornographiques.
- Contexte sécuritaire : ces arrestations font suite à deux fusillades scolaires en avril qui avaient relancé le débat sur la sécurité dans les établissements.
La police turque a arrêté 27 personnes pour des publications en ligne concernant de présumés projets d’attaques contre trois écoles dans plusieurs provinces, a annoncé jeudi le parquet général d’Ankara.
Les procureurs ont émis des mandats d’arrêt contre 32 suspects membres d’un groupe en ligne connu sous le nom de C31K, dont 19 sont mineurs. Cinq suspects sont toujours en fuite.
Les arrestations ont eu lieu lors d’opérations policières simultanées à Ankara et dans 22 autres provinces. Le matériel numérique saisi lors des perquisitions est en cours d’examen.
Selon le parquet, les enquêteurs ont identifié des publications suggérant que des membres du groupe préparaient des attaques contre trois écoles dans trois provinces, alors que la nouvelle année scolaire devait débuter le 14 septembre.
Les procureurs n’ont pas identifié les écoles ou provinces soi-disant visées et n’ont fourni aucun détail sur l’obtention d’armes, l’avancement des préparatifs ou la date prévue des prétendues attaques.
L’enquête, menée par la brigade de cybercriminalité de la police d’Ankara, s’est concentrée sur les activités du groupe sur les réseaux sociaux et les plateformes de messagerie.
Les procureurs ont accusé C31K, qu’ils ont décrit comme une « organisation criminelle de nouvelle génération », de diffuser du matériel à caractère sexuel explicite impliquant des nourrissons et des enfants, des vidéos montrant la maltraitance et la mise à mort d’animaux, ainsi que des images du drapeau turc brûlé.
Les membres sont également accusés de produire et de diffuser du contenu impliquant violence, menaces, chantage et insultes dans le but de créer la peur et la panique, et d’exploiter des tragédies impliquant des personnalités publiques.
C31K avait déjà fait l’objet d’une enquête après deux fusillades dans des écoles en avril. Dans le cadre d’une enquête, la police a arrêté un adolescent de 17 ans, présumé administrateur d’un canal Telegram de C31K, soupçonné d’avoir menacé de créer la peur et la panique. L’adolescent faisait partie des 12 mineurs poursuivis pour des publications en ligne menaçantes concernant des écoles.
Le 14 avril, un jeune de 18 ans a ouvert le feu avec un fusil à pompe dans son ancien lycée du district de Siverek, dans la province de Şanlıurfa (sud-est), blessant 16 personnes avant de se suicider.
Un jour plus tard, un élève de 14 ans a ouvert le feu dans deux salles de classe d’un collège de la province de Kahramanmaraş (sud), tuant 10 personnes – neuf élèves et un enseignant – et en blessant 15. L’agresseur, qui avait apporté cinq pistolets et sept chargeurs appartenant à son père, un inspecteur principal de police, est également mort lors de l’incident.
Ces attaques ont déclenché des enquêtes sur des publications en ligne glorifiant ou menaçant de violences similaires et relancé les appels à un renforcement de la sécurité dans les écoles turques.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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