La boîte noire du crash en Turquie ayant tué le chef de l’armée libyenne sera analysée au Royaume-Uni, annonce la Libye
La Libye a annoncé que le Royaume-Uni a accepté d’analyser l’enregistreur de vol du crash aérien survenu en Turquie le 23 décembre, ayant tué le chef de l’armée libyenne et des membres de sa délégation.
Le général Mohammed al-Haddad et quatre collaborateurs sont morts après une visite à Ankara, les autorités turques attribuant le crash du jet Falcon 50 à une défaillance électrique peu après le décollage.
Trois membres d’équipage ont également péri, dont deux ressortissants français.
La Libye a coordonné directement avec le Royaume-Uni pour l’analyse, a déclaré le ministre des Transports Mohamed al-Chahoubi lors d’une conférence de presse à Tripoli. L’enregistreur de vol a ensuite été récupéré dans des terres agricoles près du site de l’accident.
Selon Chahoubi, la Libye avait initialement demandé à l’Allemagne de réaliser l’analyse, mais Berlin exigeait la participation de la France.
Il a souligné que la Convention de Chicago impose que le pays analysant l’enregistreur soit neutre, arguant que la France ne pouvait participer car elle a fabriqué l’avion et que deux membres d’équipage étaient français.
La Libye et la Turquie se sont donc accordées sur le Royaume-Uni comme alternative acceptable.
Le ministre des Affaires étrangères Taher al-Baour avait auparavant annoncé que la Libye et la Turquie avaient conjointement soumis une demande au Royaume-Uni pour une assistance technique et juridique après des discussions avec l’ambassadeur britannique à Tripoli.
Le Royaume-Uni a approuvé la demande en coordination avec le ministère libyen des Transports et les autorités turques, a précisé Chahoubi.
Il a averti que le temps nécessaire pour extraire les données de l’enregistreur reste incertain et dépend de son état.
Les conclusions seront publiées une fois disponibles, a-t-il ajouté, exhortant le public à ignorer les rumeurs et fausses informations.
Haddad était chef d’état-major du gouvernement d’union nationale reconnu internationalement, qui contrôle des parties de l’ouest de la Libye.
Le pays reste divisé depuis le soulèvement de 2011 soutenu par l’OTAN ayant renversé le dirigeant de longue date Mouammar Kadhafi.
L’est de la Libye est dominé par des forces loyalistes au commandant rival Khalifa Haftar.
© Agence France-Presse




