La banque centrale turque pourrait devoir relever encore ses taux, selon Citi avant une décision clé
Citigroup a averti que la banque centrale turque pourrait devoir procéder à une nouvelle hausse des taux d’intérêt et revoir ses prévisions d’inflation alors que les décideurs s’apprêtent à prendre une décision très attendue ce mercredi, a rapporté mardi le site d’information Dünya, citant une note des économistes de Citi.
La note indique que les pressions sur la livre turque se sont accrues en raison des tensions au Moyen-Orient et que les risques pesant sur les perspectives d’inflation demeurent. Citi estime que la banque centrale turque pourrait devoir prendre des mesures supplémentaires pour soutenir la confiance dans son cadre de politique monétaire.
Selon les économistes de Citi, compte tenu du risque que l’inflation reste élevée plus longtemps, une hausse complémentaire des taux, associée à une dépréciation plus rapide, pourrait s’avérer nécessaire pour renforcer la crédibilité. Citi souligne également que l’attention se porte désormais sur les prochaines prévisions d’inflation de la banque centrale, attendues en mai, pour détecter d’éventuelles révisions.
La décision sur les taux interviendra mercredi, lorsque le Comité de politique monétaire de la banque centrale se réunira pour sa troisième décision de l’année. Des sondages cités par les médias turcs montrent que la plupart des économistes s’attendent à ce que le taux directeur reste inchangé à 37%, malgré un débat croissant sur la nécessité d’un nouveau resserrement pour aligner le taux directeur sur des conditions de financement effectivement plus restrictives.
L’analyse de Citi reflète des inquiétudes à la fois sur les coûts d’emprunt et la politique de change. La banque centrale a laissé la livre se déprécier à un rythme inférieur à l’inflation, une politique qui entraîne une appréciation réelle de la monnaie et peut réduire la compétitivité-prix des exportateurs et du secteur touristique.
Toutefois, Citi n’anticipe pas de changement majeur dans la politique globale. Selon Dünya, la banque indique que les autorités turques ne semblent pas considérer que la livre ait encore créé un désavantage concurrentiel marqué pour le tourisme et les exportations.
Cela suggère que la banque centrale procédera probablement à des ajustements limités plutôt qu’à une nouvelle stratégie. Cette note intervient alors que la Turquie fait face à des pressions des marchés liées aux tensions régionales et aux risques persistants d’inflation, compliquant les efforts des décideurs pour restaurer la confiance après des années de politique économique non conventionnelle.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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