Fitch dégrade les perspectives de neuf banques turques après avoir révisé à la baisse la note souveraine de la Turquie
Fitch Ratings a abaissé mardi les perspectives de neuf banques turques de « positive » à « stable », quelques jours après avoir dégradé la note souveraine de la Turquie, citant les pressions croissantes liées à la position financière affaiblie du pays et aux risques associés au conflit impliquant l’Iran.
L’agence de notation a maintenu inchangées les notes à long terme en devises étrangères et locales des banques à BB-, ce qui signifie qu’elle n’a pas abaissé les notes elles-mêmes, mais ne prévoit plus d’amélioration de leur perspective de crédit à court terme.
Ces révisions font suite à la décision de Fitch le 10 avril de modifier la perspective souveraine de la Turquie de « positive » à « stable ». Cette décision antérieure intervenait après une forte baisse des réserves en devises étrangères du pays, que Fitch attribue aux interventions de la Banque centrale de la République de Turquie pour soutenir la livre turque. Fitch a également averti qu’un prolongement du conflit régional pourrait exercer une pression supplémentaire sur les finances extérieures et l’inflation de la Turquie, en raison de sa forte dépendance aux importations d’énergie.
Les banques concernées sont les établissements publics Ziraat Bank, Halkbank, VakıfBank, la Banque turque du commerce extérieur (Türk Eximbank) et la Banque de développement et d’investissement de Turquie, ainsi qu’Emlak Participation Bank, Vakıf Participation Bank et Ziraat Participation Bank, aux côtés de la Banque industrielle et de développement de Turquie, un établissement de développement privé.
Fitch a déclaré que cette décision reflète principalement les liens étroits entre les banques turques et l’État. Selon l’agence, plusieurs de ces banques sont publiques, jouent un rôle clé dans la politique gouvernementale ou sont considérées comme essentielles au système financier, ce qui rend leurs notes étroitement liées à la solvabilité du pays.
L’agence estime que le gouvernement turc conserve une capacité modérée à soutenir les banques en cas de besoin, malgré la récente baisse des réserves. Mais elle ajoute que toute nouvelle détérioration de la note souveraine de la Turquie pourrait exercer des pressions supplémentaires sur les banques.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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