Erdoğan en visite en Arabie saoudite alors que les relations entre d’anciens rivaux se réchauffent
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan est arrivé mardi à Riyad, selon les médias saoudiens, pour sa première visite dans le royaume depuis plus de deux ans, alors que l’Arabie saoudite se rapproche de son ancien rival devenu allié.
Les relations entre la Turquie et l’Arabie saoudite se sont progressivement améliorées ces dernières années, les deux pays coopérant sur divers dossiers diplomatiques.
Cela inclut un soutien commun à Gaza et au nouveau gouvernement syrien après le renversement de Bachar al-Assad en 2024.
Erdoğan doit rencontrer le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman lors de cette visite, sa première dans le royaume depuis juillet 2023, qui s’inscrivait alors dans une tournée dans le Golfe visant à attirer des investissements.
Aucune indication officielle n’a été donnée sur les sujets qui seraient abordés.
Mais l’agence de presse publique turque Anadolu a rapporté qu’ils discuteraient de « l’approfondissement de la coopération » entre les deux pays ainsi que des développements régionaux et mondiaux.
L’agence a ajouté qu’Erdoğan se rendrait ensuite au Caire mercredi.
Cette visite intervient quelques jours après que deux sources ont indiqué à l’Agence France-Presse que la Turquie ne rejoindrait pas un pacte de défense mutuelle entre l’Arabie saoudite et le Pakistan.
Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan avait déclaré plus tôt ce mois-ci qu’ils avaient entamé des discussions en vue d’adhérer à cette alliance.
Les relations entre Riyad et Ankara s’étaient gravement détériorées après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi par des agents saoudiens au sein du consulat général d’Arabie saoudite à Istanbul en octobre 2018.
La Turquie avait irrité l’Arabie saoudite en poursuivant vigoureusement l’enquête à l’époque, ouvrant une instruction et informant les médias internationaux des détails sordides du meurtre.
La rencontre à Riyad a lieu quelques jours avant une éventuelle série de discussions en Turquie entre les États-Unis et l’Iran le 6 février, comme l’a indiqué mardi matin un responsable arabe à l’AFP, après que Téhéran a appelé à la reprise des pourparlers nucléaires et que Washington a averti des conséquences en cas d’échec.
Erdoğan s’est imposé comme l’un des principaux médiateurs œuvrant à une résolution diplomatique entre ces ennemis de longue date pour éviter un conflit ouvert.
© Agence France-Presse




