Erdoğan déclare au président iranien que les discussions doivent viser une paix durable : bureau
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré à son homologue iranien Masoud Pezeshkian que les prochaines discussions entre l’Iran et les États-Unis devraient servir à établir une paix durable, a annoncé son bureau jeudi.
Lors d’un appel téléphonique, Erdoğan a affirmé que les négociations prévues dans les jours à venir devraient être pleinement exploitées pour promouvoir une stabilité à long terme dans la région.
Washington et Téhéran ont confirmé leur participation à des discussions médiées par le Pakistan, bien que le calendrier reste à finaliser. Les États-Unis et l’Iran ont convenu d’un cessez-le-feu de deux semaines, avec des négociations visant un accord plus large qui devraient débuter à Islamabad.
La trêve, annoncée mardi par le président américain Donald Trump, inclut la réouverture conditionnelle du détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale par laquelle transite environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole.
Faisant écho au message d’Erdoğan, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a souligné qu’il était crucial que les deux parties adoptent une approche « conciliante, flexible, patiente et constructive » lors des prochaines discussions.
« Il est extrêmement important que les parties adoptent une attitude conciliante, flexible, patiente et constructive », a déclaré Fidan lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue syrien à Ankara.
Fidan a également appelé à étendre le cessez-le-feu au-delà de l’Iran, en incluant le Liban, qui subit des frappes israéliennes intensifiées.
« Nous espérons que le cessez-le-feu sera pleinement mis en œuvre sur le terrain, y compris au Liban, et que ce processus aboutira à une paix durable », a-t-il ajouté.
Israël et les États-Unis ne sont pas couverts par le cessez-le-feu américano-iranien, et les violences se poursuivent ailleurs dans la région.
Le ministère libanais de la Santé a indiqué que plus de 300 personnes avaient été tuées et 1 150 blessées lors des frappes israéliennes mercredi.
La Turquie a fermement condamné ces attaques dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié plus tard dans la journée.
© Agence France-Presse




