Turquie – France : À Kocaeli, deux sélections à l’aube d’un nouveau cycle
Les points importants
- Premier test majeur : Retrouvailles entre la Turquie et la France à İzmit pour le lancement de la Ligue des nations 2026-2027.
- Le rebond turc : Après une Coupe du monde 2026 frustrante, Vincenzo Montella veut relancer la Milli Takım autour d'Arda Güler et Kenan Yıldız.
- L'ère Zidane : Premier match officiel de Zinédine Zidane sur le banc des Bleus, avec Kylian Mbappé confirmé comme capitaine.
Sept ans après leur dernière confrontation, la Turquie et la France se retrouvent ce vendredi 25 septembre à Kocaeli, pour l’ouverture de la Ligue des nations 2026-2027. Les deux sélections abordent cette affiche avec des trajectoires différentes, mais une même nécessité : donner une première direction à leur nouveau chapitre. Pour Vincenzo Montella comme pour Zinédine Zidane, le rendez-vous d’İzmit constitue déjà un révélateur.
Une Turquie en quête de rebond
La Coupe du monde 2026 a laissé un goût d’inachevé à la sélection turque. La Turquie a quitté le tournoi dès la phase de groupes, après des défaites face à l’Australie et au Paraguay, avant de s’imposer contre les États-Unis (3-2). Ce bilan a nourri l’attente autour de la Milli Takım, dont les ambitions avaient grandi avec une génération portée notamment par Arda Güler et Kenan Yıldız, figures de proue du renouveau turc.
À Kocaeli, Vincenzo Montella retrouve donc une équipe qui doit transformer cette expérience en point de départ. L’enjeu ne réside pas seulement dans le résultat : il s’agit aussi de retrouver une continuité dans le jeu et de confirmer les progrès entrevus lors des qualifications mondiales.
Zidane ouvre une nouvelle ère
Côté français, le changement est d’une autre nature. Zinédine Zidane a succédé à Didier Deschamps à l’issue de la Coupe du monde et entame à Kocaeli son premier match à la tête des Bleus.
La France sort d’un parcours mondial qui l’a menée jusqu’en demi-finales, où elle s’est inclinée 2-0 face à l’Espagne, avant de perdre la petite finale contre l’Angleterre (6-4). Le nouveau sélectionneur dispose d’un groupe mêlant cadres confirmés et nouveaux visages. Kylian Mbappé conserve le brassard de capitaine et le rôle de leader sous cette nouvelle direction, tandis que plusieurs joueurs découvrent la sélection sous Zidane. Le rendez-vous turc permettra d’observer les premières orientations du nouveau technicien.
Kocaeli, théâtre d’un premier duel de principes
Sur le terrain, la rencontre pourrait opposer deux approches complémentaires. La Turquie pourra chercher à exploiter l’intensité de son environnement et la qualité de ses transitions, en s’appuyant sur des joueurs capables de porter rapidement le ballon vers l’avant et d’exploiter la vitesse en contre-attaque.
La France, elle, devra trouver les espaces face à une équipe qui connaît la valeur d’un match à domicile. Les premières tendances tactiques de l’ère Zidane seront particulièrement observées : organisation sans ballon, utilisation des couloirs, rôle de Mbappé dans l’animation offensive et occupation des espaces, ainsi que l’équilibre du milieu de terrain.
Pour Montella, la priorité sera de contenir la créativité française sans renoncer à ses propres séquences de possession. Dans ce type de rencontre, la gestion de la pression à domicile et les détails — coups de pied arrêtés, pertes de balle et efficacité dans les deux surfaces — peuvent peser lourd.
Une affiche qui dépasse le simple classement
Cette première journée de Ligue des nations possède ainsi une dimension symbolique. Pour la Turquie, recevoir la France à Kocaeli offre l’occasion de reconnecter une équipe ambitieuse avec son public après une Coupe du monde frustrante.
Pour les Bleus, le déplacement constitue le premier chapitre concret du projet Zidane. Dans un groupe A1 particulièrement relevé — où figurent également l’Italie et la Belgique —, le moindre faux pas initial peut peser sur les chances de qualification pour le Final Four. Chaque rendez-vous aura son importance.
Mais avant les calculs de classement viendra une question plus essentielle : quelle identité ces deux sélections veulent-elles installer pour la suite du cycle ? À İzmit, la réponse commencera à se dessiner
Aperçu du Groupe A1
Un groupe relevé dès le coup d’envoi
Outre la Turquie et la France, le groupe A1 réunit l’Italie et la Belgique. Dans cette poule particulièrement exigeante, le moindre faux pas initial pèsera lourd dans la course à la qualification pour le Final Four.
Et vous, qu'en pensez-vous ?




