La Turquie et l’Allemagne accueilleront à İstanbul des pourparlers visant à rouvrir le détroit d’Ormuz
Les points importants
- Réunion ministérielle : les ministres des Affaires étrangères de plusieurs pays se réunissent le 30 août à İstanbul.
- Détroit d'Ormuz : l'objectif est de rouvrir cette voie maritime cruciale pour le commerce mondial.
- Exportations de céréales : la sécurité en mer Noire et les exportations ukrainiennes seront également abordées.
La Turquie et l’Allemagne accueilleront dimanche à İstanbul une réunion des ministres des Affaires étrangères visant à trouver des moyens de rouvrir le détroit d’Ormuz et de garantir la sécurité maritime, alors que la guerre entre les États-Unis et l’Iran se poursuit, selon des rapports de médias allemands.
La réunion, prévue pour le 30 août, a été initiée par le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan et son homologue allemand Johann Wadephul, a rapporté jeudi l’agence de presse allemande dpa, citant des sources gouvernementales à Berlin.
Les ministres des Affaires étrangères d’Arabie saoudite, du Pakistan, d’Égypte, de France et du Royaume-Uni sont également attendus.
Les discussions devraient porter sur la sécurité et la liberté de navigation maritime dans le détroit d’Ormuz, une voie navigable cruciale pour les expéditions mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié, qui a été largement perturbée pendant le conflit de six mois entre les États-Unis et l’Iran.
Les sources gouvernementales allemandes citées par dpa ont indiqué que la réunion d’İstanbul pourrait également envoyer un signal à Washington, alors que les efforts menés par les États-Unis pour parvenir à un accord plus large avec Téhéran sont au point mort.
L’Iran a lié une possible réouverture du détroit à la mise en œuvre des engagements contenus dans un accord-cadre conclu avec les États-Unis en juin.
L’accord préliminaire, négocié principalement par le Pakistan avec le soutien du Qatar et d’autres États régionaux, comprenait des dispositions sur la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, des restrictions nucléaires, un allègement des sanctions et des négociations en vue d’un règlement plus large.
L’Allemagne avait alors salué cet accord et appelé à une réouverture permanente et sans restriction du détroit.
Les négociations ont depuis rencontré des difficultés, tandis que le président américain Donald Trump s’est orienté vers une pression économique accrue sur Téhéran.
Washington a annoncé cette semaine une nouvelle campagne de sanctions contre l’Iran et a averti les pays qui maintiennent des liens financiers et commerciaux avec Téhéran qu’ils pourraient faire face à des mesures américaines. La Turquie figure parmi les principaux partenaires commerciaux de l’Iran.
Wadephul a appelé plus tôt ce mois-ci l’Iran à revenir à la table des négociations avec les États-Unis et les pays de la région, et a déclaré que le détroit d’Ormuz devrait être rouvert “sans condition” pour garantir une navigation sûre et libre.
La Turquie a cherché à jouer un rôle diplomatique dans le conflit, en maintenant des contacts avec Washington et Téhéran ainsi qu’avec le Pakistan et d’autres médiateurs régionaux.
Fidan a déclaré en mai qu’Ankara travaillait en étroite collaboration avec le Pakistan et était en contact avec les États-Unis et l’Iran pour aider à faire progresser les négociations. Il a indiqué qu’il existait un large accord international sur la nécessité de rouvrir le détroit, d’éviter une reprise des combats et de protéger le commerce mondial et les approvisionnements énergétiques.
Les exportations de céréales de la mer Noire également à l’ordre du jour
Les ministres des Affaires étrangères devraient également discuter de la sécurité en mer Noire et des perturbations des exportations de céréales ukrainiennes causées par la guerre de la Russie en Ukraine.
Des sources gouvernementales allemandes ont indiqué que des progrès sur les expéditions de céréales seraient dans l’intérêt de tous les pays participant à la réunion d’İstanbul.
La Turquie est un important transformateur de céréales ukrainiennes, tandis que le Pakistan et l’Égypte figurent parmi les principaux acheteurs de céréales et de produits céréaliers ukrainiens, selon la dpa.




