La Turquie condamne le raid du ministre israélien sur l’esplanade des Mosquées
Les points importants
- Condamnation ferme d’Ankara : La Turquie dénonce la violation du statut historique et juridique de l’esplanade des Mosquées par le ministre israélien.
- Appel à la communauté internationale : Le ministère turc des Affaires étrangères exhorte à empêcher le gouvernement Netanyahu de créer des « faits accomplis » sur les lieux saints.
- Provocation répétée : Ben-Gvir, connu pour ses positions extrémistes, multiplie ces incursions depuis son entrée au gouvernement en 2022.
La Turquie a condamné jeudi le raid du ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est occupée, l’accusant, lui et des milliers d’Israéliens entrés sur le site sous protection policière, de violer le statut historique et juridique du lieu.
« Nous condamnons avec la plus grande fermeté la prise d’assaut de la mosquée Al-Aqsa par un ministre israélien, accompagné d’un groupe d’extrémistes et sous la protection des forces de sécurité israéliennes », a déclaré le ministère des Affaires étrangères.
Le ministère a appelé la communauté internationale à empêcher le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu de créer des « faits accomplis » sur les lieux saints de Jérusalem. Il a décrit Al-Aqsa comme un lieu de culte réservé aux musulmans.
Ben-Gvir a pénétré dans l’enceinte lors de Tisha Beav, un jour de deuil juif commémorant la destruction des temples antiques qui auraient été érigés sur ce site. Plus de 4 200 Israéliens ont visité le lieu durant la journée, selon des responsables palestiniens.
Ben-Gvir a salué les visiteurs juifs qui y ont prié, rapporte Reuters. Selon l’arrangement régissant l’esplanade, que les musulmans appellent Al-Haram al-Sharif et les juifs le mont du Temple, les non-musulmans peuvent s’y rendre mais seuls les musulmans ont le droit d’y prier. Une fondation religieuse jordanienne administre le site.
La Jordanie et des responsables palestiniens ont également condamné ce raid, que Ben-Gvir a répété depuis son entrée au gouvernement Netanyahu en 2022.




