La Turquie condamne la fermeture par la Grèce de huit écoles minoritaires en Thrace occidentale
Les points importants
- Discrimination dénoncée : La Turquie accuse la Grèce de « pratiques systématiques » contre la minorité turque de Thrace occidentale.
- Huit écoles fermées : Le nombre d’établissements minoritaires passe à 76, Athènes invoquant une baisse des effectifs.
- Traité de Lausanne en jeu : La communauté musulmane (120 000 personnes) dispose de droits spécifiques depuis 1923, mais leur interprétation divise les deux pays.
Le ministère turc des Affaires étrangères a condamné dimanche la décision de la Grèce de fermer huit écoles destinées à la minorité musulmane de Thrace occidentale, accusant Athènes de discrimination.
Dans un communiqué, le ministère a dénoncé ce qu’il a qualifié de « pratiques systématiques visant à saper le droit à l’éducation de la minorité turque de Thrace occidentale ».
« Nous appelons une fois de plus la Grèce à agir conformément à ses obligations conventionnelles en matière de droits des minorités et de droits fondamentaux », a déclaré le ministère.
Ces fermetures réduisent à 76 le nombre d’écoles minoritaires en activité en Thrace occidentale, une région du nord-est de la Grèce frontalière de la Turquie.
Les responsables grecs affirment que les écoles sont fermées en raison d’une baisse des effectifs et que ces fermetures ne se limitent pas aux établissements destinés à la minorité.
On estime à 120 000 le nombre de musulmans, dont beaucoup se considèrent comme des Turcs de souche, vivant en Thrace occidentale. La communauté dispose de droits religieux et éducatifs spécifiques en vertu du traité de Lausanne de 1923.
La Turquie qualifie cette communauté de « minorité turque », tandis que la Grèce, se référant à la terminologie du traité de Lausanne de 1923, la reconnaît officiellement comme une minorité musulmane.
© Agence France-Presse




