La Turquie, cinquième partenaire commercial de l’UE au deuxième trimestre
Les points importants
- Volume d’échanges : La Turquie est le cinquième partenaire commercial de l’UE pour les biens, avec 52,8 milliards d’euros échangés au deuxième trimestre 2026.
- Excédent européen : L’UE affiche un excédent commercial de 1,8 milliard d’euros avec la Turquie, exportant plus qu’elle n’importe.
- Liens économiques solides : Malgré la stagnation des négociations d’adhésion, l’union douanière de 1995 continue de favoriser des échanges intenses.
La Turquie s’est classée au cinquième rang des partenaires commerciaux de l’Union européenne pour les biens au deuxième trimestre 2026, avec des échanges bilatéraux totalisant 52,8 milliards d’euros (61,5 milliards de dollars), selon des données publiées mercredi par Eurostat.
D’avril à juin, l’UE a importé 25,5 milliards d’euros (29,7 milliards de dollars) de biens en provenance de Turquie et exporté 27,3 milliards d’euros (31,8 milliards de dollars) vers ce pays, dégageant ainsi un excédent commercial de 1,8 milliard d’euros.
La Turquie s’est classée cinquième à la fois parmi les principales sources d’importation de l’UE et ses plus grands marchés d’exportation. Elle a représenté 3,6 % des importations du bloc en provenance de pays non membres de l’UE et 4 % de ses exportations hors du bloc.
La Chine a été le premier fournisseur de l’UE, avec des exportations vers le bloc totalisant 153,6 milliards d’euros, suivie des États-Unis (98,7 milliards d’euros), du Royaume-Uni (43,4 milliards d’euros) et de la Suisse (36,9 milliards d’euros).
Les États-Unis ont été la première destination des biens européens, recevant 127,7 milliards d’euros d’exportations. Ils sont suivis du Royaume-Uni (92,7 milliards d’euros), de la Suisse (60,5 milliards d’euros) et de la Chine (50,3 milliards d’euros).
Malgré la position importante de la Turquie, les échanges ont faibli par rapport à l’année précédente. Les importations de l’UE en provenance de Turquie ont diminué de 0,6 % par rapport au deuxième trimestre 2025, tandis que les exportations vers la Turquie ont chuté de 4,9 %.
L’UE a enregistré un déficit commercial global de 21,8 milliards d’euros au cours du trimestre, le premier depuis le deuxième trimestre 2023. Les importations en provenance de l’extérieur du bloc ont augmenté de 11,7 % sur un an pour atteindre 701,8 milliards d’euros, tandis que les exportations ont progressé de 4,5 % pour atteindre 680 milliards d’euros.
Ce déficit est largement dû à un écart croissant dans les produits énergétiques, selon d’autres données d’Eurostat.
L’UE est de loin le premier marché d’importation et d’exportation de la Turquie. Les échanges bilatéraux de biens ont atteint un record de 217,6 milliards d’euros en 2025, année où la Turquie était également le cinquième partenaire commercial du bloc pour les biens, selon la Commission européenne.
La Turquie et l’UE sont liées par une union douanière depuis son entrée en vigueur le 31 décembre 1995, permettant à la plupart des biens industriels de circuler sans droits de douane. Cet accord ne couvre pas les services, les marchés publics ni la plupart des produits agricoles.
Ankara cherche depuis des années à moderniser cette union douanière vieille de plus de trois décennies. L’UE et la Turquie sont convenues en février de continuer à travailler à l’élaboration d’un cadre actualisé, à la suite de discussions à Ankara entre la commissaire européenne à l’Élargissement, Marta Kos, et le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan.
Bien que les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE soient largement gelées depuis des années en raison de préoccupations concernant la démocratie et l’état de droit, les liens économiques entre les deux parties restent étendus.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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