Boeing proche d’un accord pour 150 MAX avec Turkish Airlines : rapport
Les points importants
- Commande sauvée : Boeing est proche de finaliser la commande de 150 737 MAX après que Turkish Airlines a menacé de passer à Airbus.
- Litige technique : Le différend portait sur le prix du support moteur et le partage des risques de hausse des coûts de réparation avec CFM.
- Contexte politique : Cette commande fait partie d'un package de 225 avions annoncé après la rencontre entre Erdoğan et Trump en septembre 2025.
Boeing est sur le point de finaliser une commande retardée de Turkish Airlines (THY) pour 150 jets 737 MAX, après que la compagnie a menacé de se tourner vers Airbus en raison des prix des moteurs et des conditions de maintenance, a rapporté Reuters mardi, citant quatre personnes proches des discussions.
L’accord est de nouveau sur les rails et pourrait être signé la semaine prochaine, selon trois des sources interrogées par Reuters.
Boeing et le motoriste CFM International ont refusé de commenter, tandis que Turkish Airlines n’a pas répondu à la demande de commentaire de l’agence de presse.
Les 150 appareils MAX constituent la partie non résolue d’un package de 225 avions Boeing que Turkish Airlines avait annoncé après la rencontre du président Recep Tayyip Erdoğan avec le président américain Donald Trump en septembre 2025.
La compagnie a passé des commandes fermes pour 50 Boeing 787 Dreamliners et pris des options pour 25 supplémentaires. Son plan pour le MAX couvrait 100 commandes fermes pour les modèles 737-8 et 737-10, ainsi que des options pour 50 autres appareils, mais la finalisation dépendait d’un accord avec CFM.
Deux personnes proches des discussions ont déclaré à Reuters que la confirmation de la commande MAX empêcherait un revirement d’un package d’avions promu par la Maison-Blanche après la rencontre Erdoğan-Trump.
Les médias turcs ont indiqué qu’Erdoğan et Trump pourraient se rencontrer à nouveau la semaine prochaine lors de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, bien que la Maison-Blanche n’ait pas confirmé une telle rencontre.
Le différend portait sur le prix du support moteur et sur la manière dont Turkish Airlines et CFM se partageraient le risque de hausse des coûts de réparation dans le cadre d’un contrat de service à long terme, selon des sources du secteur citées par Reuters.
CFM, détenue conjointement par l’américain GE Aerospace et le français Safran, fabrique les moteurs LEAP-1B utilisés par le 737 MAX.
Turkish Airlines a également demandé l’autorisation de créer son propre centre de maintenance des moteurs MAX dans le cadre du niveau de service supérieur de CFM.
Un tel accord donnerait à la compagnie un accès plus rapide aux méthodes de réparation et à la technologie, mais Reuters n’a pas pu déterminer si les parties étaient parvenues à un accord sur le centre proposé.
Le président de Turkish Airlines, Ahmet Bolat, avait menacé en octobre d’abandonner l’achat du MAX et de commander des Airbus si CFM n’offrait pas des conditions acceptables.
Le directeur général de GE Aerospace, Larry Culp, a ensuite critiqué la décision de la compagnie de mener les négociations en public et a défendu la tarification de l’entreprise.
Turkish Airlines exploite plus de 400 jets Boeing et Airbus et développe son hub d’Istanbul dans le cadre de ses plans visant à étendre son réseau et à remplacer des appareils plus anciens.
Okan Baş, vice-président senior de la compagnie pour les finances, a déclaré lundi lors d’une conférence sur le financement aéronautique que Turkish Airlines envisageait d’autres achats d’avions.
La société étudie les jets régionaux Embraer E2 et Airbus A220 tout en comparant le Boeing 777X avec l’Airbus A350-1000 pour les futures routes long-courriers.



