29 personnes arrêtées dans la dernière phase d’une enquête pour corruption visant une municipalité dirigée par le CHP
Les points importants
- Arrestations massives : 29 personnes, dont deux conseillers municipaux, placées en détention provisoire.
- Quatrième vague d’opérations : 47 suspects interpellés, 36 requis en arrestation.
- Contexte politique : enquêtes ciblant les municipalités CHP après leur victoire électorale, dénoncées comme motivées politiquement.
Vingt-neuf personnes ont été placées en détention provisoire dans la dernière phase d’une enquête pour corruption visant la municipalité de Seferihisar, dirigée par le principal parti d’opposition, le Parti républicain du peuple (CHP), a rapporté le site d’information Bianet mercredi.
Deux conseillers municipaux figurent parmi les personnes arrêtées.
Le parquet de Seferihisar a lancé la quatrième vague d’opérations dans le cadre de cette enquête le 11 septembre, en émettant des mandats d’arrêt contre 48 suspects, dont 47 ont été placés en garde à vue.
Les suspects incluent l’ancien maire de Doğanbey, Halil Çadır, le conseiller municipal de Seferihisar, Hüseyin Kocaer, et le conseiller municipal de Buca, Doğan Sarıkaya, ainsi que des responsables municipaux, ingénieurs, architectes et autres employés, et les propriétaires, dirigeants et employés de plusieurs entreprises.
Certains étaient également soupçonnés de diriger ou d’appartenir à un groupe criminel organisé.
Les 47 détenus ont été déférés au tribunal mardi après avoir été interrogés par la police. Les procureurs ont libéré l’un d’eux et requis l’arrestation de 36, tout en demandant un contrôle judiciaire pour les dix autres.
Après interrogatoire, un juge a ordonné l’arrestation de 29 suspects, dont Kocaer et Sarıkaya. Les 17 autres, y compris Çadır, ont été libérés sous contrôle judiciaire.
L’enquête a débuté en mai et s’est élargie à travers plusieurs opérations en juin. La police a arrêté 15 personnes, dont le maire adjoint de Seferihisar, İbrahim Gökhan Pehlivan, lors d’une des perquisitions. Les procureurs ont indiqué que des documents et supports numériques appartenant aux suspects avaient été saisis.
Plus tard dans le mois, le maire de Seferihisar, İsmail Yetişkin, a été arrêté avec 23 autres personnes pour des transferts de fonds présumés avant les élections locales du 31 mars 2024, que les procureurs ont qualifiés de corruption.
Des responsables municipaux et des entrepreneurs ont été accusés d’échanges de pots-de-vin en espèces et par virements bancaires en lien avec des irrégularités présumées dans les procédures de construction et de zonage.
Yetişkin est en détention provisoire depuis fin juin, lorsqu’un tribunal l’a arrêté avec 11 autres personnes lors d’une phase antérieure de l’enquête.
L’affaire de Seferihisar fait partie d’une série d’enquêtes ciblant les municipalités dirigées par le CHP depuis que le parti a battu le Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir du président Recep Tayyip Erdoğan lors des élections locales de mars 2024 et est devenu le premier parti du pays aux urnes pour la première fois depuis des décennies.
Le CHP affirme que les enquêtes sont motivées politiquement et visent à affaiblir ses administrations locales après ses gains électoraux. Les responsables gouvernementaux nient toute ingérence politique et affirment que la justice fonctionne de manière indépendante.
<<
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
Et vous, qu'en pensez-vous ?



