Israël cherche à « retirer la Palestine de l’ordre du jour mondial », selon Erdoğan
Les points importants
- Accusation d’Erdoğan : le gouvernement Netanyahu veut « retirer la Palestine de l’ordre du jour mondial ».
- Soutien turc : Ankara réaffirme son engagement pour la création d’un État palestinien.
- Élections palestiniennes : Abbas annonce des scrutins législatif et présidentiel après deux décennies.
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a accusé mercredi le gouvernement du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de chercher à retirer la question palestinienne de l’ordre du jour international en profitant des conflits dans la région.
« L’objectif du gouvernement Netanyahu est de retirer la Palestine de l’ordre du jour commun de l’humanité en tirant profit du chaos et des nouveaux conflits dans la région », a déclaré Erdoğan lors d’une conférence de presse conjointe à Ankara avec le président palestinien Mahmoud Abbas.
« Quoi qu’ils fassent, ils n’y parviendront pas. La cause palestinienne continuera de grandir dans le cœur des gens à mesure qu’ils tenteront de la détruire », a affirmé Erdoğan, promettant que la Turquie continuerait de soutenir la création d’un État palestinien.
Erdoğan s’est imposé comme un critique virulent de la campagne militaire israélienne à Gaza, accusant à plusieurs reprises le gouvernement Netanyahu de commettre un « génocide » et de poursuivre des politiques expansionnistes en Cisjordanie, au Liban et en Syrie.
Israël a nié les accusations de génocide concernant sa conduite à Gaza.
Abbas est arrivé à Ankara mardi, accompagné du conseiller diplomatique Majdi Khalidi, du chef des renseignements Majed Faraj et du haut responsable palestinien Ziad Abu Amr.
Il a rencontré Erdoğan mercredi, les deux dirigeants discutant des développements dans les territoires palestiniens et dans la région au sens large. Abbas a qualifié ces entretiens d’« importants et fructueux ».
Abbas, 90 ans, a annoncé le mois dernier que des élections législatives palestiniennes se tiendraient le 28 novembre, suivies d’une élection présidentielle au début de l’année prochaine.
Si ce vote de novembre a lieu, il s’agirait des premières élections législatives palestiniennes en deux décennies.
« J’espère que la décision d’organiser des élections législatives et présidentielles en Palestine après une longue période portera ses fruits [et] fera avancer le processus de réconciliation », a déclaré Erdoğan, en référence à la rivalité de longue date entre le mouvement Fatah d’Abbas et le Hamas.
Abbas s’est également félicité du pacte de défense du 7 août entre la Turquie, l’Arabie saoudite et le Pakistan, le qualifiant « d’une importance capitale » et exprimant l’espoir qu’il contribuera à la sécurité et à la stabilité dans la région.
©Agence France-Presse
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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